Depuis 1970, la ville américaine de San Diego accueille chaque année le grand festival Comic Con’. Cet évènement mondial permet de découvrir toutes les nouveautés sur les comics (les bande-dessinées américaines), films et séries TV basés sur les super-héros.

Plusieurs milliers de professionnels du secteur de chez Marvel et DC Comics, pour ne citer qu’eux, s'y rendent chaque année et plus de 123.000 spectateurs ont assisté à l'évènement en 2006. Cette manifestation bénéficie d’une couverture médiatique très importante.

Le Comic Con’ organisée par la SEFA (Société d'Exploitation des Festivals Asiatiques) en parallèle de la Japan Expo 2009 se veut le pendant européen des grandes conventions de comics américaines, cherchant à rassembler un nouveau public autour des thèmes fédérateurs que sont la science-fiction, la fantasy ou les super-héros.

Ce nouveau festival français prend la relève de Kultima, une première tentative en marge de la Japan Expo également, qui n’aura finalement connu qu’une seule édition sous ce nom en Juillet 2008.


Dès sa première édition, le monde associatif et le contenu du festival furent en ébullition : présences des membres des prestigieuses 501ème Légion de Star Wars et Fédération de Jeu de Rôle Grandeur Nature, conférence de Science Fiction et de cinéma de genre, projection de films d’horreur, documentaire sur Star Wars, de courts-métrages fantastiques amateurs et présences de fanzines.

Jeux Vidéos

D’année en année, l'espace Jeu Vidéo devient de plus en plus vaste, et accueille tout type d’exposants : des éditeurs (Nintendo, Ankama, Square Enix, Namco...), des associations (Orgames, Sho-Games League, La Crampe aux Doigts, MO5.COM...) ainsi que des développeurs amateurs de jeux en ligne et MMORPG.

Nous avons particulièrement apprécié le stand permettant à tous les visiteurs de tester toutes les consoles de jeux qui ont bercé notre enfance, et les autres! Des premiers jeux vidéos sur oscilloscope avec la Vectrex, jusqu’à des consoles plus récentes comme la défunte Dreamcast ou la PlayStation 2, en passant par la Super Nintendo ou la N64, tout était à la disposition des visiteurs nostalgiques à la recherche de sensations oubliées.


Non loin de là, le stand SEGA faisait sensation, malgré l’arrêt de fabrication de consoles par le constructeur. Si celui-ci continue bien cependant à produire de nouveau jeux pour les consoles anciennement concurrentes, c’est le SEGA Museum qui a attiré notre attention. Dans un style ancien, avec Sonic en bas relief gravé dans la vieille pierre de la façade, ce dernier avait lui aussi de quoi raviver la flamme du fan de jeux vidéos que nous avons tous été à un moment de notre enfance.

Toutes les machines de SEGA y étaient présentées, des plus anciennes à la dernière, la Dreamcast, en passant bien sûr par la Game Gear, la première Mega Drive, la Mega Drive II et ses dérivés (Mega CD et autres) etc… L’exposition se termine avec un “Game Over”, à prendre dans tous les sens du terme pour le constructeur nippon qui n’aura pas su faire face à l’arrivée de Sony et Microsoft sur le marché de la console.


En parallèle se tenait un grand concours Dance Dance Revolution, la DDR League 2009, aux participant(e)s plus chevronnés les uns que les autres. Oubliez les joueurs d’arcade qui font leur show sur les bornes de votre quartier : ces champions sont d’un tout autre niveau. Sont-ils bien humains quand on voit à quelle vitesse ils sont capables de suivre le rythme du jeu?

Jeux de cartes, figurines, société...

Outre le jeu vidéo, les cultures ludiques regorgent d'œuvres en tout genre, et ce depuis des millénaires! Les jeux classiques étaient présents à Kultigame, des Echecs au Shôgi, en passant par l'Othello et le Backgammon.

Mais les autres jeux répondent également présents, comme Star Wars Miniatures, le jeu de cartes World of Warcraft, les jeux de société, le jeu de rôle, et bien d'autres encore.

Cosplay

Au Comic Con’ aussi, comme à la Japan Expo adjacente, le cosplay est à l’honneur. La "masquerade" (mot qui s’est transformé en français moderne en “mascarade”) est une tradition centenaire, prenant naissance au Moyen Âge où les gens se costumaient lors de soirées. Une coutume reprise par les Jeux de Rôle, et que Comic Con' ne pouvait laisser de côté. Sur scène ou dans les allées du festival, des centaines de fans se costument comme leurs héros préférés de cinéma, de comics, de jeux vidéo, voire de personnages imaginaires médiévaux, vampires ou de science-fiction.

C’est ainsi que nous sommes tombés sur le stand de la Belgium Costume Division et ses immenses décors de Star Wars et Stargate. Ce groupe voyage régulièrement avec leurs décors uniques : en Belgique bien sûr, mais aussi en France, aux Etats-Unis ou au Japon, souvent à la demande même de Lucasfilm Ltd. ou de la 20th Century Fox!

La 501ème Légion est un groupe de fans costumés opérant à travers le monde depuis 1997. Ils sont formés de 4000 participants dans 42 pays différents. Cette année, ils avaient amené avec eux une Porte des Etoiles plus vraie de nature! Une opportunité photo unique pour tous les visiteurs.

Robotique

Parmi les nombreux stands présents, on remarquera ceux de l’association Isepienne de robotique, de Caliban et de Planète Sciences. La première participe tous les ans à la Coupe de France de Robotique depuis 1996 (autrefois nommée Coupe E=M6), un évènement qui réunit près de 200 équipes. Les défis y sont organisés sous la forme de duels d’une minute trente entre robots autonomes.

La deuxième est née en décembre 2008 qui a pour but la réflexion, l’élaboration et la diffusion des sciences cognitroniques. Pour cela, elle propose de rassembler toute personne, quelque soit ses compétences techniques, intéressée par l’élaboration de la psyché artificielle. Le principe est donc de fédérer les volontés, confronter les points de vue théoriques, identifier les technologies et mutualiser les connaissances et les développements bénévoles.


La dernière, Planète Sciences, propose depuis 1962 aux jeunes des activités scientifiques et techniques expérimentales, dans le cadre des loisirs et du temps scolaire.

Battlestar Galactica

La série anglo-américaine Battlestar Galactica était à l’honneur de cette première édition du Comic Con’ France avec la venue de deux acteurs sur le festival : Jamie bamber et Kandyse McClure. La première vient pour son rôle de Lee “Apollo” Adama dans la série. Il jour le rôle du capitaine de la flotte du vaisseau. Il a également joué dans Cold Case, Ghost Whisperer et Londres Police Judiciaire.

Dans la série Battlestar Galactica, commencée en 2003 quand la chaîne Sci-Fi a commandé un remake de la série Galactica créée par Glen A. Larsen et diffusée entre 1978 et 1979, Kandyse McClure joue le rôle de la femme de Lee Adama. Actrice canadienne d’origine sud-africaine, elle a fait des apparitions dans plusieurs séries comme Smallville et Dark Angel.

Les deux acteurs étaient en dédicace tous les jours sur le festival et en conférence le samedi 4 juillet pour tous les visiteurs.

Les stands et les autres invités

Si vous aimez Harry Potter, peut-être connaissez-vous également Tara Duncan, l’héroïne créée par la romancière française Sophie Audoin-Mamikonian. Elle a écrit Tara Duncan entre 1987 et 1990, mais n’est parvenue à trouver un éditeur qu’en 2003 quand la magie est devenue à la mode dans le monde du livre. Elle a déjà conquis des centaines de milliers de lecteurs avec ses ouvrages emplis de magie, et était sur le festival Comic Con’ 2009 en dédicace et en conférence dimanche 5 juillet.


Tout autour de ces diverses animations, de nombreux stands étaient éparpillés sur tous le salon avec des sujets aussi variés que le thème du festival le permet. Nous avons particulièrement aimé ceux des associations et entreprises de maquillage professionnel qui permettent à un acteur de se transformer en zombie à la peau décharnée, en orc, vampire, loup-garou, singe et autres créatures au visage peu humain. Les prothèses réalistes qu’ils présentaient avaient de quoi impressionner.

Festival du “Flim” Amateur

Le Film Amateur (ou “flim”) gagnait ses lettres de noblesse au Comic Con’ pour la première fois. De nombreux vidéastes étaient présents, comme Damned (Flander’s Company, diffusé sur la chaîne NoLife) et Funglisoft (NOOB). Un espace de tournage ainsi que des dédicaces étaient mis en place sur le festival, non loin d’une salle entièrement dédiée à la création amatrice avec de nombreuses conférences sur les “FA” et des projections d’œuvres cultures du milieu.

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Reportage et photos par Alexandre Rosa et Stéphane Hacquin
Pour voir les coulisses de la fabrication de ce reportage, rendez-vous dans cet album de notre page Facebook.

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La Japan Expo 2009 s’est achevée ce soir au Parc des Expositions de Villepinte. Il est temps pour TravelPics.fr de revenir sur quatre jours bien remplis qui ont une fois de plus battu de nombreux records.

Mais qu’est-ce donc que le Japan Expo, diront les jeunes profanes? Il s’agit d’une grande aventure humaine débutée il y a dix ans par un groupe de passionnés, alors responsables des associations Epitanime et SDFC (Super Dimensional Fortress Club). Leur but? Créer un évènement consacré au manga, et plus généralement à la culture japonaise, qui ne jouissait pas de la même popularité qu’aujourd’hui en 1999. C’était donc à la fois un challenge et un immense pari.


C'est en 2002 que la Japan Expo devint un salon de grande envergure, en s'installant dans le hall d'exposition du CNIT de La Défense à Paris. Jusqu'en 2004 inclus, le salon se déroule à cet endroit et l'affluence s'accroît sensiblement d'année en année. Le CNIT étant devenu trop petit pour accueillir le festival, l'organisation décida de déplacer l'événement à Paris-Nord Villepinte en triplant la superficie du salon.

Une structure professionnelle nommée SEFA (Société d'Exploitation des Festivals Asiatiques) a repris en 2006 les anciennes activités des associations originales pour donner au salon l'envergure qu'on lui connait aujourd'hui.


Il s'agit d'une manifestation culturelle consacrée aux mangas, aux jeux vidéo, aux animes, mais aussi aux arts martiaux, à la mode, à la musique, au cinéma, aux traditions et cultures, aux jeunes artistes et créateurs, aux sports mécaniques. C’est également un lieu de rencontre pour les professionnels Japonais et occidentaux via une zone privée, le Business Center.

Le pari des créateurs est gagné puisque ce sont pas moins de 350 exposants qui ont participé à l’édition 2008 de la Japan Expo, ainsi qu’une soixantaine d’associations. Sur près de 90.000 m²,  ce sont plus de 134.000 visiteurs qui ont fait le succès de cette 9ème édition, l’installant solidement dans le paysage culturel français et européen.


C’est aujourd’hui le plus grand festival de la culture et des loisirs japonais en Europe et son rayonnement atteint même le Japon, où l’on parle depuis quelques années de la Japan Expo dans les médias locaux.

Le festival célèbre donc cette année ses 10 Ans. Pour l’occasion, il s’est même exporté en province : la première édition de Chibi Japan Expo Sud s’est déroulé au Parc Chanot de Marseille du 20 au 22 février 2009. Cette mini Japan Expo méditerranéenne sera reconduite pour sa seconde édition les 19, 20 et 21 Février 2010.

Le Cosplay

Le Cosplay (contraction de Costume et de Player) est la composante obligatoire à tout rassemblement de fans de culture de l’imaginaire, que cela soit associé au Japon ou à l’occident. Tiré des Masquerades américaines des conventions de Science Fiction elles-mêmes tirées du patrimoine laissé par les carnavals de tout temps, le Cosplay est une activité à la fois complexe et aux multiples visages : se déguiser en héros de Manga ou de jeux vidéo est le principe fondamental, mais où intervient la créativité, non simplement dans la confection des costumes, mais également dans la démarche, la gestuelle et l’assurance du participant lorsqu’il défile sur scène.


Ainsi, événements par excellence, les défilés Cosplay de Japan Expo sont les spectacles les plus appréciés du festival : sur la scène principale ou la scène 100% Cosplay (où les participants, même simples visiteurs non inscrits aux concours, peuvent prendre place pour des prestations improvisées et non programmées), les participants défilent avec un niveau de qualité parfois sidérant, devant un public acclamant par milliers la qualité du show, fascinés par le caractère « fait à la maison » des costumes!

Il y a dix ans, on pouvait penser que le Cosplay n’était qu’une mode passagère, uniquement pratiquée par une poignée d’adolescents en mal de sensations fortes. Aujourd’hui, on peut dire que le cosplay est bien plus qu’un carnaval ponctuel, mais une vraie tendance de fond qui semble ne pas vouloir s’éteindre, mais s’amplifie au contraire chaque année.



La scène principale fait office de véritable podium de défilé de mode pour les chanceux Cosplayers triés sur le volet pour participer à ces manifestations quotidiennes du festival lors desquels le public se déplace en masse. Dimanche, un défilé Spécial 10 Ans a été organisé pour célébrer cette activité devenue incontournable sur le festival.

Jeux Vidéos

Depuis sa création, le festival laisse une place très importante et parfaitement légitime au jeu vidéo. Les membres de l’association des débuts étaient autant fans de jeux vidéo que de Manga. Cette industrie est non seulement très forte au Japon, où l’on ne compte plus les salles d’arcades et les titres développés, mais elle se révèle également comme la plus puissance des industries culturelles au monde !


Devant le cinéma et la musique, le jeu vidéo montre son caractère fédérateur mais surtout créatif : à Japan Expo, les jeux Retro sont présents (car nous parlons bien d’une culture qui possède son histoire et ses classiques !), mais aussi les nouveautés avec de très nombreux éditeurs présents, profitant du festival pour annoncer et montrer, souvent en avant-première, les prochaines sorties tant attendues par les joueurs, hardcore ou simple casual gamers.

En 2007, Microsoft invitait Hironobu Sakaguchi (créateur de Final Fantasy et Blue Dragon), et en 2008 c’est le réalisateur des jeux Naruto et .Hack (Hiroshi Matsuyama) qui fut invité, ainsi que trois des créateurs du jeu Pokemon Donjon Mystère, entre autres personnalités du milieu!


Tester des jeux, rencontrer des créateurs et participer à des tournois, tout cela en libre accès, voici toutes les promesses de Japan Expo et de ses exposants pour ce dixième anniversaire ! Et comme le hasard fait toujours bien les choses, le mythique Dance Dance Revolution fête également ses dix ans cette année, de quoi proposer aux visiteurs un événement inoubliable sur la grande scène!

Le développement du jeu sous toutes ses formes (de société, classique, de cartes à collectionner, de rôle) ont mené à la création du festival KultiGame, hymne à la culture ludique. Ainsi, le jeu vidéo prend une place de choix au sein de l’événement, porté par son succès auprès du public et surtout par les nombreux genres représentés durant ces quatre jours de fête.


L’évènement 2009 de cette partie de la Japan Expo concernait bien entendu la présence de Tekken mais surtout du nouveau Resident Evil – The Darkside Chronicles sur Wii ainsi qu’un immense stand où les visiteurs pouvaient tester le futur Wii Sports Resort et Super Mario Bros. Wii!

Musique et concerts dans le JE’s Live House

Depuis le commencement, la Japan Expo laisse une très grande place à la musique au sein de la sa programmation. D’abord d’inspiration japonais, les groupes présents sont désormais de véritables groupes venant du Japon et s’inscrivant dans le cadre de la programmation de la salle de concerts dédiée, la J.E.'s Live House, installée dans un hall du parc des expositions.

Sans prétention au départ, cette scène au sein de Japan Expo est devenu un véritable tremplin pour de très nombreux groupes : GARI, Halcali, Scandal, Lost Color People ou encore Dio. Egalement présents, des artistes et groupes très célèbres qui trouvent à Japan Expo le moyen idéal de rencontrer leurs fans, pour des conférences et des concerts exceptionnels : Mana (Moi Dix Mois), Yoshiki (X Japan), Anna Tsuchiya, Ra:in, Ichiro Mizuki, Nana Kitade et même Miyavi.

Au-delà des éternels J-Pop et J-Rock, Japan Expo est également le festival des cultures traditionnelles. Sanshin, Koto, Taiko, Minyô ou Shakuhachi ; autant d’instruments typiquement japonais qui permettent aux visiteurs d’entendre un autre son de cloche venant du Japon, plus authentique et plus musical.

 
 

A côté de cela, la Japan Expo proposait pour ses 10 ans des J.E.'s Music Box, des mini-salles de projections spéciales J-Music qui vous permettront de découvrir les clips japonais du moment et de voter pour vos préférés.

Le Manga

Le Manga et par extension l’Anime (les dessins-animés japonais, trop souvent confondus avec les mangas, un terme qui ne désigne que les bandes-dessinées japonaises) sont les piliers fondateurs de Japan Expo. Fans avant tout, les associatifs des débuts du festival avaient pour vocation de rassembler les fans et de créer un événement qui leur manquait à eux-mêmes. Le Manga n’est autre qu’une fenêtre grande ouverte sur la culture japonaise dans son ensemble, et Japan Expo s’en est rapidement fait l’écho.

Japan Expo suit l’évolution du marché du Manga en France pratiquement depuis ses débuts. Il faut dire qu’ils n’étaient pas nombreux dans les années 90 à parier sur la BD japonaise ! Poussé par le dessin animé et ses premières diffusions à la télévision, le Manga a commencé à faire son apparition dans les librairies et dans diverses revues plus ou moins spécialisées.

Stigmatisé à ses débuts, il s’est peu à peu développé pour devenir un des poids-lourds de l’édition actuelle, accueillit dans tous les festivals de BD et connaissant une nouvelle gloire au cours des années 2000.

 

Japan Expo s’est spécialisé dans la représentativité des éditeurs français, européens et de plus en plus internationaux dans ses allées. Au-delà du Business Center, fermé au public et où se joue l’avenir de nombreux licences, les éditeurs sont regroupés dans une même zone, le Village Editeurs. Avant tout dans un souci pratique (il est bien plus facile de se repérer dans un grand salon comme cela !), cette zone permit aux éditeurs de mieux échanger et d’interagir entre eux.

A présent, de nombreuses sorties sont programmées lors des dates du festival, et les éditeurs n’hésitent plus à profiter du salon pour organiser des événements spéciaux et inviter des artistes très populaires. Les 15 ans de l’éditeur Tonkam, les 25 ans de la licence Kenshirô (Kaze) ou encore les 40 ans du mythique Weekly Shônen Jump (Shûeisha) rythmèrent ainsi l’édition 2008 de Japan Expo.

 

Culture et traditions : le beau Japon s’expose

Même si la vocation première de Japan Expo est d’être le « festival des loisirs japonais », la culture a toujours eu sa place ; une place de plus en plus envahissante, mais qui s’en plaindrait ? Avant tout, le but était de présenter le Japon aux travers quelques disciplines typiques. Des stands d’Origami aux incontournables démonstrations de Kimono, les passionnés Français et Japonais ont été présents dès les débuts du festival pour offrir un aperçu de la culture japonaise aux visiteurs du festival!

  

La scène culturelle de Japan Expo, au sein de l’espace traditionnel, proposait pour cette 10ème édition des représentations musicales traditionnelles, des conférences, des tables rondes, des démonstrations d’Ikebana, Chadô, Masterclass de maîtres Japonais, des défilés de Kimono et bien d’autres choses encore! Non loin de l’espace Arts Martiaux, cette zone à fort caractère évasif vous permettra de voyager au Japon sans que cela ne rime nécessairement avec Manga ou Karaoke !

Arts Martiaux

Le sport et la culture du Manga sont deux éléments pour ainsi dire indissociables. Dès ses débuts, Japan Expo montre la volonté de mettre en avant les incontournables arts martiaux japonais par le biais de démonstrations et surtout d’initiations : faire participer le public s’est vite révélé la pierre angulaire des espaces sportifs du festival.

 
 

Jûdô, Kendô, Shôrinji Kempo, Karate, Iiadô, Chambara, Nin-Jutsu, Shinkendô, Aikidô et bien d’autres font aujourd’hui partie du paysage culturel de Japan Expo. Via le festival Azikult, d’autres arts martiaux firent leur apparition, comme le Viêt-Vo-Dao, le Tai-Chi et le Wushu, complétant ainsi le paysage sportif du festival avec toujours autant d’initiations et de démonstrations. En 2008, une scène d’exhibition spécialement conçue pour accueillir ces démonstrations fut dressée au sein de l’espace sportif.

Mais le sport ne s’arrête pas au Budô, car en 2006, 2007 et 2008, c’est une discipline tout particulière qui s’exposa aux yeux du public du festival, sur un Ring à la hauteur du spectacle : le Catch japonais ! Le Puroresu, déclinaison japonaise de pro-wrestling, est une véritable institution au Japon. En France, le catch, qui a connu son heure de gloire dans les années 70, revient petit à petit sur le devant de la scène. Mais au Japon, les stars sont toujours autant acclamées et ce show à l’américaine fait toujours autant d’émules.


En 2009, pour fêter les 10 ans du festival, un Batting Center flambant neuf a été installé au sein du parc des expositions, où les visiteurs ont pu s’essayer au Baseball, est-t-il besoin de le préciser, sport national japonais!

Conférences et dédicaces

Sur le salon, plusieurs espaces de conférences aménagés aux quatre coins des halls d’exposition accueillent de nombreuses Master-Class de maîtres japonais de divers domaines ou d’acteurs français de cette industrie, ainsi que des présentations magistrales, des avant-premières et des rencontres entre artistes et leur public. Des séances de dédicaces régulièrement prises d’assaut sont également organisées régulièrement pendant toute la durée du festival.


Ailleurs et à d’autres moments, des groupes de fans se réunissent autour du traditionnel karaoké. Cette année, c’est certainement la séance de dédicaces du groupe japonais AKB48 qui a le plus déplacé les foules. Littéralement prit d’assaut, leur stand s’est vite rempli de fans arborant tshirts et produits à l’effigie de leur idole. Leurs deux concerts au J.E. Live House, vendredi et samedi, ont fait salle comble! Elles ont interprété leurs chansons phares, et ont clôturé le concert par leur tube "Sakura". Un grand moment pour tous les fans du groupe.

Pour ceux qui auraient manqué cette Japan Expo 10ème Impact, pas d’inquiétude! Pour la troisième année consécutive, nul besoin de patienter jusqu’à la première semaine de juillet 2010 pour participer à la 11ème édition du festival. Attendre jusqu’au 30 Octobre 2009 suffira puisque la Chibi Japan Expo se tiendra alors jusqu’au 1er Novembre au Hall d'Exposition de Montreuil. TravelPics.fr en reparlera bien entendu le moment venu!


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Reportage et photos par Alexandre Rosa et Stéphane Hacquin

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L'année dernière, à la fin de l’été, TravelPics.fr publiait les photos ainsi qu’un compte-rendu des Feux Enchantées, le nouveau feu d’artifices 2008 tiré chaque soir pour la saison estivale au Parc Disneyland. Aujourd’hui, samedi 4 Juillet 2009 marque le retour de l’été à Disneyland Resort Paris. Jusqu’au dernier dimanche du mois d’août, ce même feu d’artifices sera donc de nouveau tiré chaque soir au-dessus du Château de la Belle au Bois Dormant juste après la Fantillusion.

Pour célébrer l’occasion et vous donner un avant-goût de ce qui vous attend à partir de ce soir, voici l’article que nous avions publié l’année dernière début septembre :

Article d’archive du 1er Septembre 2008 :

Depuis le début de l'été, le ciel de Marne-la-Vallée s'embrase chaque soir au-dessus du Château de la Belle au Bois Dormant du Parc Disneyland. Pour remplacer le "son et lumières" Wishes qui marquait les nocturnes estivales de Disneyland Resort Paris depuis deux ans, le show director français Christophe Leclerc avait cette fois imaginé un feu d'artifices sur le thème d'Il Etait une Fois (Enchanted), le succès cinématographique de l'hiver 2007 issu des Studios Disney.

Pour mettre en musique son feu d'artifices, il a utilisé le morceau "Enchanted Suite" issu de la bande originale du film, qui est en fait un medley instrumental des trois chansons du long-métrage. Leur point commun? L'Amour, la Romance, le Charme... C'est donc de manière très romantique plutôt que féérique ou magique que Disney nous a enchanté tout l'été. Pour célébrer le dernier tir de ce spectacle ce dimanche 31 Aout 2008, je vous propose une série de photos lui rendant hommage.

Comme pour Wishes, le spectacle utilise des projections sur le Château de la Belle au Bois Dormant, qui aident grandement le narrateur a exposer son histoire, d'autant que la voix off n'est cette année présente qu'en introduction. Exit donc la narration orale pour faire place a la narration des feux. Christophe Leclerc s'explique sur sa mise en scène sur l'excellent blog de Jérémie Noyer "Media Magic", dans cette interview dont voici un extrait :

"J'ai découpé cette musique en différents "paragraphes" évoquant, suivant les thèmes musicaux, différentes idées autour des différentes étapes que l'on peut rencontrer quand on est amoureux: la Beauté, la Séduction, le Charme, la Passion, l'Amour et le Happy End. [...]

J'ai découpé chaque thème musical à la seconde près –par exemple, 45' de Beauté, 35' de Séduction, 1 minute de Charme, etc-, puis nous avons tout réécouté ensemble en réfléchissant à toutes les couleurs que nous pouvions mettre pour chaque section. Nous avons noté chaque accent musical, comme une envolée de violons, et à ce moment là on associait une couleur que l'on voulait sur le Château de la Belle au Bois Dormant. Ensuite, une fois que nous avons mis en place ce concept-lumière, que nous avions une idée précise de ce qui allait se passer, nous avons imaginé ce que nous pouvions avoir comme image à projeter sur le Château.[...]

Par exemple, pour l'ouverture, j'ai demandé à ce qu'il y ait une explosion de fleurs blanches, quelque chose qui monte, qui monte, pour arriver sur la Beauté, où l'on projette de la dentelle, un peu comme de la dentelle de Calais, sur le Château. Quelque chose de très fin, de très joli, de presque irréalisable. Les fleurs évoluent depuis la base du Château et montent pour mieux l'envahir! Puis toutes les tours sont vraiment couvertes de dentelles. On passe ensuite à la Séduction, et pour moi qui suis un ancien danseur, fan de Cabaret, j'ai tout de suite pensé à la plume. Je voulais un plumet dans le ciel! Pour ce faire, Marie-Jeanne (artiste consultante, ndlr) m'a proposé de projeter des plumes blanches projetées d'un côté du Château et qui viennent caresser les tours tout en descendant. Quelque chose de très frissonnant en fait. Après cela, le Charme. Pour charmer quelqu'un, on peut l'inviter au restaurant pour un dîner en tête à tête à la bougie. De là l'idée d'utiliser les bougies existantes sur le Château pour le 15e Anniversaire et d'ajouter des cierges qui vont tournoyer, dans une combinaison des flammes du 15e et de celles des cierges. Ensuite, pour la Passion, tout d'un coup, le cœur explose! Moi, je voyais un arc en ciel, et Marie Jeanne a eu l'idée de projeter sur le Château une image très symétrique, comme un éventail qui s'ouvre, tandis que le Château disparaît complètement sous cet éventail jaune. C'est assez impressionnant. Non seulement, il y a cette ouverture mais encore il y a un magnifique jeu de lumière. Et en même temps, on utilise des nouveaux projecteurs que nous avons installés derrière le Château et qui vont s'ouvrir de la même façon, créant une sorte d'aura. Tout cela pour figurer quelque chose d'énorme qui vous chamboule le cœur, qui vous ouvre le cœur! Puis on arrive à l'Amour. Et qui dit Amour dit cœurs! Marie Jeanne a créé pour cela une très jolie projection de cœurs entrelacés de différentes couleurs, dans les tons de jaune et rose fushia, qui descendent de la pointe du Château et qui viennent le caresser jusqu'à la base. Et pour le Happy End, je me suis dit qu'on a la tête qui tourne après toutes ces émotions et on projette en fait une galaxie, un peu comme celle de Wishes, une galaxie qui vous emporte dans un tourbillon d'amour, de joie, de tendresse, de séduction, de charme, avec tous ces sentiments qui se mélangent. Puis nous avons voulu calmer le jeu en projetant un cadre noir sur le Château avec des petites lucioles. Le Château disparaît presque tandis qu'éclate le bouquet final, histoire de mettre l'accent sur ce final. Et après cela, j'ai ajouté une petite musique que j'ai reprise de la bande originale d'Il Etait Une Fois, Les Filles Font du Shopping, qui apporte une touche pop. Là, on va pouvoir lire tous les thèmes développés durant le spectacle qui vont caresser le Château doucement d'un côté à l'autre, comme une grande et douce récapitulation du spectacle."
 

Contrairement à Wishes, qui ne comprenait que peu de vrais feux d'artifices, ce qui lui a valu l'appellation de "sons et lumières" plutôt que de "spectacle pyrotechnique", les Feux Enchantés ont tenté de sortir des sentiers battus en introduisant des bombes jamais encore utilisées dans un parc Disney. Les concepteurs ont travaillé avec l’entreprise toulousaine Lacroix-Ruggieri, leader du domaine en France, pour mettre au point des effets saisissants de beauté autour du Château de la Belle au Bois Dormant.

Pour les faire fonctionner, de nouveaux équipements ont été installés de manière définitive sur les toits de Fantasyland depuis lesquels sont tirés les feux. En cela, les Feux Enchantés proposent réellement quelque chose d'original d'un point de vue technologique. Malheureusement, l'impressionnant final n'aura pas survécu à la grogne des riverains de Coupvray qui, énervés d'entendre les explosions du bouquet pendant quelques dizaines de secondes chaque soir peu après 23 heures, ont fait connaître leur mécontentement à Disney. Ces derniers ont donc revu leur copie en retirant les fusées les plus bruyantes pour les remplacer par des bombes plus habituelles pour Disneyland Paris. Le feu y a perdu de son charme, même si la plupart des visiteurs ne verront jamais la différence, faute de pouvoir comparer.

L'émission de Jean-Pierre Pernaut (grand fan de Disney!) Combien Ca Coute, consacrait tout un reportage au business des feux d'artifices en juillet 2008. Une équipe de tournage s'était à l'époque rendu au Parc Disneyland pour filmer les préparatifs des Feux Enchantés. On y retrouve Christophe Leclerc en plein travail, et un aperçu du résultat final du spectacle pyrotechnique en vidéo. Voici ce reportage :

 
 

Ces quelques clichés vous ont plu? Alors je vous ai réservé le meilleur pour la fin : la vidéo intégrale du feu d'artifices, filmée par yohan92 pour DisneyGazette.fr. Il s'agit de loin de la meilleure version de la vidéo disponible sur le web, alors sit back, relax, éteignez les lumières et passez en mode plein ecran... Il est 23h, il fait chaud... C'est l'été au Parc Disneyland, la Bougillumination vient de s'achever... C'est parti...



Photos par Alexandre ROSA.
Vidéo des coulisses encodee par Mouetto pour Disney Central Plaza.
Vidéo du spectacle par yohan92 pour Disney Gazette.

L'intégralité des photos sont disponibles dans la galerie habituelle, en cliquant juste ici.

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Ce que vous voyez n’est autre que le plus grand palais de Scandinavie. Il symbolise la puissance de la monarchie absolue danoise. La famille royale y résidait en effet, et les rois y étaient sacrés lorsque le Danemark était une monarchie absolue s'étendant jusqu'à la Norvège.


Il s’agit de Frederiksborg, aussi connu sous le nom de Château de Hillerød (au nord de l’île de Zélande au Danemark), construit pour Christian IV sur trois îlots du Slotssø (“lac du château”) entre 1560 et 1630 notamment par Hans van Steenwinckel l'Ancien. Il est considéré comme le chef-d'œuvre de la Renaissance danoise. Il est nommé en l'honneur de Frederik II.

En effet, c’est bien de dernier qui a fait construire les plus vieilles parties de ce château dès 1560. Mais la majeure partie des ailes du bâtiment ont été construite par Christian IV, le fils de Frederik II, dans le style architectural hollandais que le roi adorait tant pour ses nouveaux bâtiments à Copenhague comme Rosenborg et Børsen.


Après la mort de Christian IV en 1648, le palais fut principalement utilisé pour des cérémonies officielles, surtout pour couronner les monarques absolus dans l’église du palais.

Depuis 1693, cette église a également été utilisée comme Chapelle des Chevaliers pour l’Ordre de l’Elephant et l’Ordre du Dannebrog (le drapeau danois), deux instances très anciennes qui existent encore aujourd’hui et qui bénéficient toujours d’un prestige du plus haut rang.


Dans la nuit du 16 au 17 Décembre 1859, alors que le roi Frederik VII était à résidence, la merveille architecturale que vous avez sous les yeux fut réduite en cendres par un gigantesque incendie qui ravagea tous les intérieurs. Après Christiansborg, Amalienborg et Rosenborg, il semblerait que ce dernier palais royal danois n’ait pas résister aux flammes lui non plus.

A vrai dire, Frederiksborg aurait pu rester à l’état de ruine si seulement le père des brasseries Carlsberg, le philanthrope J.C. Jacobsen, n’avait pas financé la reconstitution du château. Par un heureux hasard, deux peintres avaient réalisé, quelques semaines avant l’incendie, des toiles représentant les principales salles du château, ce qui fut d’une grande aide.


Jacobsen a souhaité créer le Musée National d’Histoire ou National Portrait Gallery au sein de Frederiksborg, ce qui fut fait. Désormais, le musée occupe pas moins de 80 des salles du palais. Jacobsen a également offert de nombreuses toiles de sa collection personnelle qui, arrangés dans l’ordre chronologique avec celles réunies pour la création du musée, représentent l’histoire du Danemark.

L’extérieur du château

Dans la cour principale de Frederiksborg se dresse la grande Fontaine de Neptune, érigée en 1622. Les figures de bronze ont été sculptées à Prague par l’artiste Adrian de Vries. En 1659, des soldats suédois prirent possession de ces sculptures et les emportèrent comme trophée de guerre jusqu’à Stockholm. En 1888, la fontaine fut reconstruite à partir de moulages réalisés sur les sculptures originales.


La Chapelle

Vous l’avez vu, Frederiksborg a d’imposantes dimensions, mais son architecture reste très élégante et décorée avec goût. L’extrémité du clocher de la chapelle est comme posée sur ses quatre boules d’or au sommet de la grosse tour centrale.

Cette chapelle justement, typique de la Renaissance, offre ébène, argent et marqueterie à foison. De nombreux boucliers décorent les murs. Ces grands écus sont recouverts des armoiries des grandes familles européennes.

Aujourd’hui encore, on en augmente les collections : les dernières sont celles de la reine Margrethe, du prince Henrik et de leurs deux enfants. C’est d’ailleurs ici que le fils cadet de la reine, le prince Joachim, a épousé Alexandra, roturière de Hong-Kong devenue princesse danoise en 1995.


Le Hall des Chevaliers

Au-dessus de la chapelle, au premier étage, se trouve Riddersalen, le “Hall des Chevaliers”. Cette gigantesque salle au fond de laquelle trône le siège royal est surmontée d’un plafond en bois sculpté de toute beauté. La cheminée en marbre noir du 19ème siècle et les grandes tapisseries ajoutent à la grandeur de cette salle. Elles représentent des scènes de la guerre de Kalmar en 1611-1613 ainsi que du couronnement de Christian IV.

Le Hall des Chevaliers est aussi la salle d’exposition des portraits des grands monarques du Danemark. Comme pour les autres collections du château, celle-ci est mise à jour avec les nouveaux arrivants dans la famille royale. C’est ainsi que l’on retrouve parmi les portraits classiques des œuvres modernistes représentant les souverains danois actuels.


La Chambre de la Reine Sophie

On accès au hall des chevaliers par la chambre de la Reine Sophie. Durant le règne de Christian IV, cette dernière était utilisée par la mère du Roi. Quand le palais devint un musée, elle fut décorée de nombreux tableaux associés à Frederik III.

La Salle du Conseil

Au centre du château, une aile s’écarte du bâtiment principal et emprunte un petit couloir suspendu au-dessus de l’eau pour se diriger vers un petit bâtiment situé sur l’ile voisine. Au premier étage, il abrite la salle du conseil, qui a échappé à l’incendie de 1859.

 

Plus loin, dans l’une des salles du château/musée, on trouve la Bible de Christian III, un exemplaire datant de 1550 qui n’est autre que la première traduction de la Bible en danois.

Dans une autre salle, un manuscrit du début du 17ème siècle attire le regard. C’est celui de Leonora Christine, la fille de Christian IV, qui fut enfermée dans ce château pendant 22 ans après la mort de son père. Titre du manuscrit autobiographique : “Souvenirs douloureux”.

Les jardins

Les jardins de Frederiksborg s’étendent juste de l’autre côté du lac et ont été dessinée dans les années 1720 sous la supervision de Johan Cornelius Kriger. Agencés dans un style baroque, ils sont symétriques dans leur design et trace une ligne depuis l’axe central du château jusque loin à l’horizon.

 

Plusieurs changements ont été apportés aux jardins pendant les siècles qui ont suivi. Dans les années 1990, il fut restauré pour la dernière fois avec de nombreux parterres de fleurs, et surtout une cascade de 400 mètres de longs construite en terrasses. Les travaux ont pris des années et les jardins n’ont rouvert qu’en 1996, ce qui explique que les bosquets ne soient encore pas très hauts et les parterres un peu malingres, mais la vue vaut le détour.

Parmi les autres objets exposés dans le château/musée, on notera la présence du Globe céleste de Gottorp. Fabriqué en 1654-57 pour le Duc Friedrich II de Gottorp, ce globe a été restauré en 2001 et figure un soleil qui brille au milieu d’une boule de cuivre géante représentant les constellations.



 

Dans l’exposition de porcelaines et de verres du musée, on trouve également des porcelaines de Flora Danica originales fabriquées à la Manufacture Royale de Porcelaine entre 1790 et 1802.

Près de 400 clichés de toutes les salles ouvertes à la visite du Frederiksborg Slot sont disponibles dans la galerie photo juste ici.

Les autres créations de Christian IV au Danemark :

D’autres châteaux au Danemark :

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La Plaine-St-Denis a son Stade de France. Le Danemark a Parken, le plus grand stade du pays  situé au nord de Copenhague, à Østerbro. Nous n’en parlerions pas si l’architecture de ce stade n’avait pas quelque chose de particulier.

Construit entre 1990 et 1992, soit à peine six ans avant le Stade de France sur les ruines de l’ancien stade, il peut accueillir 34.098 supporters de foot pour les rencontres qui s’y déroulent. Deux équipes y jouent à domicile : le F.C. Copenhagen et l’équipe nationale danoise.

C’est le groupe d’investissement Baltica Finans A/S qui a financé la reconstruction de se stade, à la condition expresse que tous les matchs nationaux soient joués à Parken pendant 15 ans. le coût de cette construction a été évalué à 640 millions de couronnes danoises (DKK). En 1998, le groupe revendait le stade au F.C. Copenhagen pour seulement 138 millions de DKK.

En 1993, Parken a été ajouté à la liste des stades 4 étoiles de l’UEFA, le rendant éligible à la tenue d’une finale de la Coupe de l’UEFA, comme ça a été le cas en 1999-2000. En revanche, il ne peut pas accueillir la plus grosse de ces rencontres, à savoir la finale de la Champions League, celle-ci demandant une capacité de 50.000 places au minimum.

De l’extérieur cependant, Parken ne ressemble pas à un stade mais à n’importe quel immeuble de bureaux à l’architecture moderne, un peu comme le Stade Louis II de Monaco. Mais Parken n’est pas utilisé que pour des matchs de foot. Des évènements spéciaux tels que des concerts et des manifestations culturelles ou ludiques s’y déroulent, comme ici la tournée LEGO World qui proposait aux plus jeunes d’admirer des sculptures de LEGO géantes et de participer à divers ateliers ludiques. N’oublions pas que l’inventeur de la petite briques de construction la plus célèbre du monde est danois…

Parken est également utilisé comme salle de concerts. En 2001, Parken accueillir la compétition musicale de l’Eurovision. A cette occasion, un toit rétractable fut ajouté à la structure existante. Depuis, des artistes tels que AC/DC, Pink Floyd, Eric Clapton, les Red Hot Chili Peppers, Celine Dion, DJ Tiesto, Depeche Mode, les Rolling Stones, U2, George Michael, Metallica, Bruce Springsteen, Tina Turner, Paul McCartney et même Michael Jackson se sont produits à Parken.

En 2006, Robbie Williams devint le premier artiste à tenir deux concerts à la suite à Parken. Le plus gros concert jamais organisé à Parken fut celui de Justin Timberlake le 23 Juin 2007, dans le cadre de sa tournée Future Sex / Love Show, avec 55.000 tickets vendus. Madonna viendra quant à elle se produire à Parken le mois prochain, le 11 Août 2009.

Dans la série des évènements spéciaux tenus à Parken, on peut également citer le Speedway Grand Prix, une épreuve de la Fédération Internationale de Motocyclisme sacrant la champion du monde de Speedway qui se déroule chaque année à Parken depuis 2003.

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L’église St Alban de Copenhague est un cas à part. Construite en 1885 et consacrée en 1887, à quelques centaines de mètres du Palais Royal d’alors (Amalienborg) et de la Petite Sirène, cette église gothique a pour but de servir la communauté anglicane de la ville. C’est la seule de ce type au Danemark, où les services sont tenus en anglais et ouverts à tous.

Dans un style architectural typiquement anglais, l’église se tient élégamment contre la Fontaine de Géfion, aux abords du Kastellet. Elle a été offerte à l’église anglicane du Danemark, qui existait déjà avec la construction de St Alban, par Edward, Prince de Galles. A l’époque, le monarque projetait de demander la main de la Princesse Alexandra, fille du roi Christian IX du Danemark.

En 1863, ils se marièrent, et le prince ravit bientôt la couronne danoise, montant sur le trône sous le nom d’Edward VII. Il n’aura pas fait tous ces efforts pour rien…


L’église a pris le nom de St Alban, un soldat romain du 4ème siècle qui se convertit au christianisme avant de subir une mort de martyr. Assassiné le 22 Juin 303, il fut d’abord enterré à Ely, dans l’est de l’Angleterre. Canut du Danemark (Knud den Hellige) déplaça les restes du premier martyr anglais jusqu’à Odense en 1075, dans une petite église en bois nommée Sainte Marie.

En 1086, Canut du Danemark, devenu le roi Canut IV, fut assassiné à son tour dans son église et fut canonisé en 1101. Aujourd’hui, ses restes et celui de son frère tué avec lui reposent dans l’église qui porte son nom, Saint Canut (Sankt Knud) à Odense. L’église Sainte Marie originale n’existe plus.


   

Saint Alban tient une place particulière dans l’histoire du Danemark, à tel point qu’une bière locale, Albani à Odense, a été baptisée en clin d’œil au martyr anglais.

Dessinée par l’architecte victorien Sir Arthur Blomfield, l’église a été construite autant que possible comme elle l’aurait été en Angleterre. Les matériaux proviennent de sources danoises cependant, comme les pierres de taille qui ornent la façade, acheminées des falaises de Stevns, au nord de Møns Klint. Les bas-reliefs de pierre sont de la plus dure qualité de pierre calcaire de Faxe, également au Danemark, sauf la flèche de l’église, faite de pierre de taile d’Åland en Suède.

L’intérieur de l’église de St Alban ne manque pas de charme non plus, avec ses superbes vitraux et sa copie de la statue du célèbre Berthel ThorvaldsenSt Jean Baptiste priant dans la désert”. L’original peut être observé au-dessus de l’entrée de Vor Frue Kirke, l’église Notre-Dame de Copenhague.

Sur la gauche de la nef se trouve, en bonne place, un mémorial dédié à la Princesse Alexandra. Juste en face se trouve celui de son mari Edward VII, consacré en 1911 et dont la construction a été supervisée par la reine elle-même.

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Après cet interlude évènementiel parconaute, revenons un moment au Danemark pour terminer notre visite de ce pays scandinave. Afin de faire la transition, comme nous avons déjà parlé de Tivoli, le célèbre parc d’attractions permanent situé au cœur de Copenhague, dirigeons-nous plutôt vers Frederikssund, une petite ville de 17000 habitants situé au nord de la Zélande, l’île principale du pays.


Frederikssund est en effet connue pour son musée en plein air consacré aux Vikings. L’endroit est relativement bien thématisé, et même s’il ne s’agit pas d’un parc d’attractions, à proprement parler, il constitue un lieu de promenade idéal pour les familles en vacances, surtout que l’entrée est gratuite!

En été, le Village Viking organise son Festival Viking, connu dans toute la Scandinavie. A la manière d’un Puy du Fou, le village accueille alors pléthore de comédiens, professionnels ou non, qui viennent en costume donner vie à ce village anachronique. A la fin de chaque journée estivale, un grand spectacle réunit plus de 200 comédiens bénévoles près des rives du fjord de Roskilde. Il s’achève par un grand banquet auquel tous les visiteurs sont invités.


La ville en elle-même a été fondée en 1655 selon les ordres de Frederik III. Le choix de l’emplacement n’a pas été fait au hasard. En effet, ce lieu surplombe la partie la plus étroite du fjord de Roskilde, ce bras de mer en provenance de la Mer du Nord qui s’enfonce dans la Zélande jusqu’à la ville de Roskilde, alors capitale du Danemark. Les bateaux de commerce ont longtemps utilisé ce passage pour rejoindre l’autre côté de l’île sans avoir à en faire le tour.

Ce n’est pas pour rien que le Musée des Bateaux Vikings le plus important du Danemark se trouve à Roskilde, de nombreuses épaves bien conservées ayant été retrouvées sous les eaux peu profondes du fjord. De nombreuses batailles s’y sont en effet déroulées, entre les assaillants arrivant par la mer, et les différentes villes fortifiées placées le long du fjord et chargées d’en protéger le passage.


En complément du Village Viking, une croisière sur le fjord est proposée à bord d’un navire ancien baptisé Harald Blåtand (Harald à la Dent Bleue), le célèbre chef viking. Il faut dire que les environs ne manquent pas de charme, surtout au coucher du soleil.

Forgeron, sculpteur, agriculteur, cuisinier, maréchal-ferrant : tous vous attendent au village viking auprès de leurs habitations d’époque, dont une maison-longue typiquement viking, telle celles dont on peut voir les ruines à Trelleborg entre autres.

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On parlait ce weekend de l’ouverture d’iSpeed, le nouveau roller-coaster de Mirabilandia, le deuxième parc d’attractions en Italie. Construit par l’entreprise suisse Intamin AG., ce coaster offre de belles sensations grâce à son parcours bien pensé, ses figures innovantes et son lancement magnétique. Mais les dimensions et le tracé d’une montagne russe ne font pas tout. En fonction du constructeur, les rails et les trains diffèrent, et ça change tout…

Prenez les coasters de B&M (Bolliger & Mabillard) par exemple. Ils sont chers, en raison de rails plus onéreux à produire, mais ils ne bougent pas d’un pouce lorsque les trains passent. Il en résulte un plaisir de roulement incroyable, comme le prouve par exemple l’inverted Nemesis à Alton Towers.

De l’autre côté de l’échelle de qualité, le hollandais Vekoma est un autre grand constructeur. Ce sont eux qui ont construit Space Mountain et le Rockn’Roller Coaster pour Disneyland Paris, et le Goudurix au Parc Astérix, entre autres. Le point commun de tous ces coasters? Ce sont des “machines à baffes”, comme on les appelle entre nous. La faute à des rails mal conçus, mais aussi à des trains vieillissants.

 

Si le Rockn’Roller Coaster ne s’en sort encore pas trop mal en raison de son relatif jeune âge, Space Mountain a mal vieilli. Il faut dire que le coaster a une petite excuse, c’est qu’il a été construit dans un bâtiment fermé, mal dimensionné pour un parcours de cette ampleur. En raison du confinement, les rails sont obligés de tourner en rond, et ce toujours dans la même direction. On comprend mieux que les roues horizontales chargées de guider les trains s’usent plus vite qu’ailleurs.

Le Goudurix en revanche n’a aucune excuse pour être aussi violent, si ce n’est que ses figures, pas moins de neuf inversions, comptent parmi celles qui tapent le plus à cause de leurs changements de direction brusques. Est-ce donc simplement une erreur de conception de plus? Pas seulement.

Le Parc Astérix a beau avoir repeint les rails du Goudurix en jaune et rouge pour le 20ème Anniversaire du parc en 2009, le coaster a l’air plus récent mais il vibre toujours autant. Pourtant, il serait possible d’améliorer sensiblement le confort des visiteurs en changeant quelque chose de beaucoup moins cher que le parcours : les trains.

 

Comment rendre un voyage sur des rails tremblotants plus agréable en changeant simplement les véhicules? C’est simple : des harnais mieux placés permettent déjà, sans atténuer les vibrations, d’empêcher au visiteur de se cogner de partout. Et ça tombe bien, car Vekoma a justement eu la bonne idée de s’inspirer des harnais de la Rolls des coaster, j’ai nommé les flying-coasters B&M, pour concevoir de nouveaux harnais adaptés à ses propres coasters.

Ces nouveaux harnais Vekoma ont été adaptés sur de nouveaux trains, plus souples. Il était prévu que le Parc Astérix fasse l’acquisition d’un ou deux de ces  trains pour une exploitation sur le violent Goudurix, mais on attend toujours.

Il y a pourtant un parc qui n’a pas attendu, c’est Gardaland, le parc numéro 1 en Italie. Lui aussi possède son vieux Vekoma qui cogne les têtes de tous les visiteurs, baptisé Magic Mountain. Décidant que c’en était assez, il a investi dans de nouveaux trains marron. Si leur design n’a pas tellement changé en dépit de lignes plus anguleuses et futuristes, c’est bien le harnais qui fait toute la différence. Regardez comment les visiteurs sont tenus : une plaque de plastique souple mais rigide vient soutenir l’intégralité de la poitrine du visiteur tout en épousant ses formes. C’est cela qui vous retient, et rien d’autre, les barres posées par dessus ne faisant que maintenant l’ensemble.


Ces plaques sont tellement peu épaisses et tellement bien ajustées qu’elles maintiennent parfaitement, tout en rendant le moindre coup impossible. Que votre tête soit ballottée sur le côté ou non, elle ne rencontrera aucun élément dur susceptible de la cogner. En contrepartie, elle peut bouger plus, ce qui peut entraîner des problèmes de cou chez certains. Mais le parcours semble tellement plus souple et fluide qu’on en oublierait presque que l’on roule sur un “Vekoma-caca” comme l’appellent les fans de coasters.

Testés et approuvés par TravelPics.fr, nous espérons sincèrement que ces nouveaux harnais, qui sont une franche réussite tant en terme de confort que de design, se généralisent à tous les coasters Vekoma qui sévissent encore par chez nous. Souhaitons que les parcs investissent dans un renouvellement de leurs trains, car il n’y a qu’eux qui peuvent prendre cette décision.

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Article et photos © Alexandre Rosa

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L’inauguration d’un nouveau roller-coaster (ou “montagne russe” en bon français) est toujours un évènement pour tous ceux qui, comme ici à Travel Pics, apprécient ce genre de grosses machines. La France n’est pas très gâtée en ce qui concerne les investissements dans le domaine, les coasters français manquant souvent d’envergure, d’originalité ou tout simplement d’ambition. C’est peut-être que la culture du coaster en France n’est pas encore assez développée.


En Europe, d’autres pays sont pourtant très avancés dans la construction de coasters innovants. L’Allemagne, l’Espagne ou l’Angleterre s’en sortent très bien et disposent de parcs qui rivalisent aisément avec les géants américains. Les différentes communautés de parkfans et autres coaster-fans français s’y rendent d’ailleurs régulièrement, délaissant souvent un autre pays qui méritent pourtant que l’on s’y attarde : l’Italie.

Il faut dire que les deux plus gros parcs du pays que sont Gardaland (le “Disneyland” local) et Mirabilandia ne brillaient pas vraiment pas la qualité de leurs coasters, si on oublie le gigantesque et excellent Katun, un inverted Bolliger & Mabillard ouvert en 1999 à Mirabilandia. Ceci va peut-être bientôt changer puisque depuis samedi, un nouveau venu va bouleverser la donne des parcs européens : iSpeed.


Alors que dans le petit monde des parcs d’attractions, les nouveautés ouvrent généralement début avril avec la fin de la fermeture hivernale, iSpeed a été inauguré samedi dernier, le 20 Juin 2009. Un tel bijou du constructeur Intamin méritait bien que l’on attende un peu plus pour qu’il soit entièrement prêt à accueillir son premier visiteur.

D’une hauteur de 55 mètres, ce monstre d’acier rouge s’étire sur une longueur de 1000 mètres. S’il est si spécial, c’est qu’il regroupe un nombre impressionnant de figures et d’effets si recherchés par les amateurs de coasters. D’habitude, chaque nouveau coaster construit dans un parc apporte une innovation technique et une seule qui fait son succès. On traverse toute l’Europe pour rider ces coasters rien que pour cet élément innovant. iSpeed est en quelque sorte la synthèse de tous ces éléments qui, réunis en un seul et même coaster, en font un incontournable.

Le départ arrêté à lancement magnétique, qui a fait le succès du Rockn’Roller Coaster aux Walt Disney Studios et plus récemment de Blue Fire à Europa Park, est ainsi réutilisé avec succès sur iSpeed. Comparativement aux départs propulsés à l’aide d’un câble, celui-ci ne va pas aussi vite, mais il est d’une douceur incomparable qui lui donne tout son intérêt. En outre, iSpeed n’utilise pas de pusher-car, ces éléments mobiles sur rail qui viennent s’accrocher au train sous le rail. Sur le Rockn’Roller Coaster, c’est ce pusher-car qui est propulsé par le LSM (Linear Synchronous Motor), autrement dit les électro-aimants placés sous le rail. Les trains de iSpeed sont quant à eux directement propulsés par ces aimants que sont les boîtes blanches visibles sur la zone de lancement.


 

Grâce à ce launch “haute couture”, les trains de iSpeed atteignent une vitesse de 100 km/h au bout de la première ligne droite, et ce en moins de 2,2 secondes, soit une accélération de 4,9g. Ce qui est inhabituel, c’est que le train avance à faible vitesse au début sur deux mètres à peu près, avant d’être brusquement accéléré. De quoi surprendre la première fois!

Les trains de iSpeed montent ensuite à la verticale jusqu’au point culminant du ride, à 55 mètres de hauteur, avant de descendre plus bas que le rail de lancement, toujours à la verticale. Cette figure qui ressemble à un fer à cheval inversé a fait le succès du Stealth à Thorpe Park. On l’appelle top-hat (haut de chapeau) et celui d’iSpeed se passe à très faible allure, laissant le temps aux passagers de bien admirer le paysage à son sommet. Un vrai bonheur! A son pied, le train atteint la vitesse de pointe de 120 km/h. C’est le passage le plus rapide de toute l’attraction.


Le reste du parcours comprend un camel back procurant un bel air-time ainsi que plusieurs inversions dont une sympathique vrille et un zero-g roll. Ce dernier n’est autre qu’une vrille qui s’enroule autour d’un cercle de très faible diamètre. Pour l’expliquer clairement, imaginez que c’est le rail qui s’entortille sur lui-même au lieu de faire un tour autour d’un cylindre assez haut. Le résultat est une figure dans laquelle on décolle littéralement du siège à faible vitesse.

Confiée à la société suisse Intamin AG. (Colossus, Indiana Jones et le Temple du Péril, Stealth, Expedition GeForce, Rita, Desert Race, Furius Baco, Top Thrill Dragster…), la construction de iSpeed a commencé en janvier 2009 et a duré jusqu’en avril. Les essais devaient se dérouler jusqu’au 13 Juin, date originale prévue pour l’inauguration, qui a finalement eu lieu le 20 Juin donc.

Cher aux italiens, le thème choisi pour l’attraction est celui de la course automobile et plus particulièrement de la Formule 1. Les trains de trois wagons accueillant chacun quatre passagers se terminent par un arrière de voiture de course. A l’avant, un petit wagon indépendant rappelle le “nez” d’une Formule 1. Quant au rouge des rails, il n’est autre qu’un clin d’œil à la couleur du constructeur automobile italien Ferrari.

Il n’en fallait pas plus pour nous convaincre de répondre positivement à l'invitation de Mirabilandia et de partir pour l’Italie afin de couvrir l’inauguration de iSpeed. Arrivés avant l’ouverture de Mirabilandia sous la pluie, nous avons vite constaté que c’est finalement toute une nouvelle zone du parc qui ouvrait ce jour autour de iSpeed. Des jeux de massacre pour la plupart, et une piste de courses en voiturettes électriques pour les enfants.


Si l’attraction n’ouvrait qu’à 14 heures pour le grand public, nous avons pu accéder à l’attractions dès 10 heures. La cérémonie a commencé avec l’arrivée d’un bolide rouge devant l’entrée de l’attraction. Piloté par un cascadeur du spectacle “Scuola di Polizia”, le stunt-show de Mirabilandia, ce dernier était accompagné d’une troupe de faux militaires à pied. Le gros du spectacle a commencé avec la dizaine de danseuses courtement vêtues qui ont fait irruption juste après.

Par malchance, il s’est mis à pleuvoir des cordes juste au moment du spectacle dansé, mais ça n’a fait qu’ajouter au caractère sexy de la scène, jusqu’au tableau où les danseurs forment la silhouette d’une voiture avec leurs corps. C’est alors que nous avons pu les suivre jusqu’à la gare de iSpeed, devant un groupe de gagnants d’un concours organisé sur Facebook en Italie qui attendaient la fin de l’inauguration pour accéder eux aussi aux trains.

   

Marco Simoncelli, le Champion du Monde de moto 2008 en catégorie 250 cm3, était au premier rang du premier train à partir pour cette inauguration spéciale. Derrière lui, Guido Pasi, le conseiller au tourisme de la région de l’Emilie Romagne et Andrea Corsini, directeur de produit pour le système de lancement magnétique, profitaient également du moment.

“Des sensations incroyables avec cette accélération au départ qui sont similaires à celle des motos de course, mais les changements de direction sont fantastiques”, explique Marco Simoncelli. “J’appréhendais au début, mais j’ai apprécier le second tour du début à la fin.” Pourtant, lui aussi a fait son tour au moment exact où il pleuvait.



 

Nous avons eu la chance que la pluie s’arrête pour nos tests, d’abord au premier puis au dernier rangs du train afin de profiter de toute la gamme de sensations que pouvaient procurer iSpeed. Contrairement à ce que l’on aurait pu attendre d’Intamin, le coaster ne tremble pas du tout! La parcours est rythmé et les changements de direction s’effectuent avec une fluidité étonnante. Le top-hat relève quant à lui de l’extase complète, et ce n’est pas peu dire.

On regrettera tout de même qu’une zone de freins nous fasse nous arrêter inutilement près de la fin du parcours, la dernière centaine de mètres perdant totalement de son intérêt suite à ce freinage. La photo embarquée que l’on peut acheter à la sortie est d’ailleurs prise à ce moment où le train va très lentement, sur la fin. C’est très dommage, quand on voit les possibilités autres qui s’offraient pour une belle photo onride.

Bientôt, une zone d’observation sera aménagée au centre du coaster pour ceux qui voudraient simplement observer les trains. Prévue pour être fleurie comme l’ensemble du reste du parc, elle n’a pas encore été construite.

La file d’attente, placée sous un toit de tôle ondulée rouge, n’a malheureusement rien d’agréable ou de thématisé. Elle se contente de zigzaguer sous cet espace métallique n’autorisant aucune vue sur le coaster. Dommage, d’autant plus que l’attente a eu tendance à s’éterniser en fin de cette journée d’inauguration pour les visiteurs classiques, le coaster ayant eu quelques problèmes avec des trains mal placés en gare à l’arrivée.

    

Pour ceux qui n’aiment pas attendre, le système V-Pass mis en place par Mirabilandia sera disponible sur iSpeed. On connaissait les Fastpass de chez Disney, les FastTrack de chez Merlin (Thorpe Park, Alton Towers…) qui permettent tous d’accéder à l’attraction par une entrée secondaire qui saute la file d’attente normale : les V-Pass n’ont rien à voir. Avec ce système, hors de question de ne pas faire la queue comme tout le monde, même si le système est bel et bien payant, contrairement aux Fastpass de Mickey. Sauf que le système V-Pass vous permet de faire la queue virtuellement.

Il s’agit d’une petite machine qui ressemble à un chronomètre électronique, depuis lequel vous pouvez commencer à faire la queue pour l’attraction de votre choix depuis n’importe quel endroit du parc. En fonction du temps d’attente connu par le système au moment où vous commencez la file, vous attendrez plus ou moins longtemps, mais dans une seule file à la fois. Pendant ce temps, vous restez libre de faire ce que vous voulez. Une autre attraction par exemple. Une fois l’attente terminée, vous pouvez accéder à l’attraction pour laquelle vous avez attendu par une entrée spéciale V-Pass quand vous le souhaitez, et commencer une autre file d’attente dans la foulée.

 

Ce système d’un nouveau genre marche apparemment très bien (il n’était pas disponible pour cette journée inaugurale) et devrait se généraliser à de nombreux parcs européens dans les prochaines années. Mieux vaut s’y habituer rapidement!

Pour terminer les festivités en beauté, les invités de l’inauguration, journalistes comme nous et VIPs, ont pu participer au buffet organisé dans le restaurant El Sombrero du parc. Brochettes de fruits, jambon italien, lasagnes et autres gourmandises étaient proposés, en marge du gâteau iSpeed qui a été découpé au moment de sabrer le champagne. Il ne vous reste plus qu’à vous rendre en Italie et à tester iSpeed par vous-mêmes! N’hésitez alors pas à donner votre avis sur cette attraction démentielle dans les commentaires de cet article.

Reportage réalisé en Italie par Alexandre Rosa et Stéphane Hacquin
Toutes les photos de cet article sont © TravelPics.fr – Juin 2009
Pour toute réutilisation de ces clichés, merci de nous contacter.

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Inauguré le 20 Juin 2006, le Musée du Quai Branly, ou Musée des Arts et Civilisations d'Afrique, d'Asie, d'Océanie et des Amériques, était un projet ambitieux qui tenait à cœur à Jacques Chirac, l’ancien Président de la République Française. Conçu par l’architecte Jean Nouvel, le bâtiment qui abrite ce nouveau grand musée parisien est situé sur le Quai Branly, non loin de la Tour Eiffel.


En partie pour faire référence à la grande dame de fer parisienne, le pont a été imaginé comme un pont de 3200 tonnes sur lequel un ensemble de cellules ont été arrimées au-dessus d’un jardin de 18.000 m² conçu par l’architecte paysagiste Gilles Clément. L’ensemble a coûté 233 millions d’euros, ce qui n’a pas manqué de soulever la controverse.

Le musée est composé de quatre bâtiment. A l’intérieur du bâtiment principal, le musée proprement dit s’articule autour d’une galerie suspendue de 200 mètres de long au-dessus des jardins. Elle compote plusieurs salles latérales qui s’expriment en façade par des boîtes colorées.


Quand on entre, une longue rampe sinueuse nous mène lentement jusqu’au cœur de l’édifice, des salles d’exposition plongées dans la pénombre. Plus haut encore, une mezzanine surplombant les galeries du musée accueillent des expositions temporaires. Depuis mardi dernier, le 16 Juin 2009, et jusqu’au 27 Septembre 2009, c’est une exposition évènementielle sur Tarzan qui occupe cet espace.

Nous nous sommes rendus à son vernissage, lundi soir, pour partager nos impressions avec vous. Tarzan! ou Rousseau chez les Waziri, a été imaginée par Roger Boulay, le commissaire de l’exposition. Son but était d’expliquer comment l’homme-singe, né de l’imagination de l’écrivain américain Edgar Rice Burroughs sous la forme du roman Tarzan of the Apes publié en 1912, est devenu un véritable mythe occidental du 20ème siècle.

Depuis près d’un siècle, l’homme de la jungle a inspiré pas moins de 42 long-métrages et près de 15.000 bandes-dessinées, ainsi que de nombreuses représentations sous forme de sculptures, ouvrages, affiches, photographies, figurines, accessoires, costumes, peintures, pièces ethnographiques, panoplies d’armes, jouets, poupées etc… Finalement, ces diverses œuvres finissent par révéler les idées de l’époque et les clichés souvent réducteurs que le monde occidental pouvait avoir face à l’Afrique, la Nature et le mythe du Héros.

Edgar Rice Burroughs n’a jamais mis les pieds en Afrique. Son héros populaire y vit pourtant toutes ses aventures, dont certaines sont irréalisables au vu de la réalité du pays. Ca n’a pas empêché Tarzan de devenir une icone, et c’est justement ce que l’exposition du Quai Branly tente d’expliquer. Pourquoi toutes ces images ont-elles touché juste? Que véhiculent-elles?

Sans prétendre énumérer toutes les thèses échafaudées au fil des années pour expliquer ceci, Roger Boulay a imaginé une exposition qui permet de passer un bon moment en approchant des thèmes tels que l’évolution darwinienne, la mode léopard et la richesse des comics américains du siècle dernier. Ce n’est pas pour rien que 600 m² de planches de BD originaire d’Outre-Atlantique parsèment le parcours de l’expo.

Cette dernière est divisée en neuf parties. La première, “Tarzan et son auteur”, s’interroge sur les origines et la nature de Tarzan, en tant que personnage et en tant que mythe. Qui l’a construit et d’après quelles sources? Edgar Rice Burroughs a une dette certaine envers Rudyard Kipling et son Livre de la Jungle de 1894. Cependant, il se plaît à dire que le mythe de Remus et Romulus reste sa principale référence.


La seconde partie, “La genèse du héros”, évoque les grands singes, le mythe de King Kong avec l’enlèvement de la femme blanche, le chaînon manquant induit par les théories de Darwin dont Burroughs était imprégné, les mythes du bon sauvage et de l’enfant sauvage. Jouets, affiches, tableaux illustrent l’engouement pour ces différentes sources de divertissements qui se développent à la fin du 19ème siècle.


 

La section “La jungle, décor des prouesses de Tarzan” présente de nombreuses planches originales de bandes dessinées décrivant avec talent l’univers hostile dans lequel évolue le personnage de Tarzan. En contrepoint de ces bandes dessinées, des animaux empaillés prêtés par le Musée de la Chasse et de la Nature viennent ponctuer le parcours.

On ne peut penser à Tarzan sans l’associer au cinéma. C’est en effet le septième art qui a donné corps à Tarzan dans l’imaginaire populaire, et c’est pourquoi la section suivante de l’exposition présente des extraits choisis de films de différentes époques, avec essentiellement pour vedette Johnny Weissmuller (champion de natation), occupent un espace important. Un cycle consacré à Tarzan est également programmé au Théâtre de Verdure en complément de l’exposition. A la tombée de la nuit, en juillet, le Musée du Quai Branly proposera en effet en accès libre des projections de quatre films de l’homme-singe, datant de 1919 à 1983.


 

Mais n’oublions pas que nous nous trouvons au Musée du Quai Branly, qui regroupe nombre d’artefacts appartenant à la notion nouvelle “d’art premier” inventée à l’ouverture du musée. Il n’était donc pas difficile de créer une section de cette exposition entièrement consacrée à “l’Afrique de Tarzan”.

Les douze travaux de Tarzan”, la sixième section, illustre la figure du héros à travers ses exploits, avec des planches de bandes dessinées (notamment de Burne Hogarth) et des œuvres d’art classique issues de nombreux musées français (Musée du Louvre, Musée d’Orsay, Musée de Tessé du Mans, Musée Anne de Beaujeu, Musée de l’Armée, Musée Buffon, Musée de la Chasse et de la Nature…).

Tarzan possède des instincts surpuissants et a le pouvoir de se propulser dans des cités ou civilisations perdues, au sein desquelles il ne paraît jamais anachronique. Et ces topographies imaginaires, évidemment, ont toujours pour cadre l’Afrique réinventée par Burroughs dans laquelle Tarzan a l’habitude d’évoluer et de se déplacer. Il va y accomplir son travail de Héros mythique, exactement comme Héraclès, le héros de la Grèce Antique qui va vivre ses 12 fameux travaux dans un Péloponnèse imaginé.

Ainsi, voit-on le héros tour à tour rencontrer des armées romaines, des anthropoïdes, des amazones, des atlantes, des croisés, des hommes préhistoriques, des viking… Ces confrontations cocasses vont, dans le cinéma et la bande dessinée, être exploitées jusqu’à l’épuisement et c’est la Terre entière, et même le centre de la Terre, qui vont devenir le théâtre de ses exploits.


 

L’exposition évoque sans sa septième section ici les massacres et les trafics d’animaux par le biais de trophées d’animaux. “Tarzan, le sauveur de la jungle”, pose la question de savoir si Tarzan, qui poursuit les trafiquants d’ivoire, est un protecteur de la Nature et des Forêts?

Si les héros de comics qui ont suivi Tarzan peuvent proclamer : “A moi la jungle des villes”, Tarzan, lui, demeure le roi de la forêt. L’avant dernière section de l’exposition présente un moulage du robot de Metropolis de Fritz Lang (1927), annonçant les héros robotisés qui envahissent la scène urbaine et qui tiennent leurs pouvoirs de galaxies lointaines. En héros nu, Tarzan s’impose en anti-robot. Son armure est intérieure, et sa droiture à toute épreuve.


 

La transformation du héros en animal donne la clef du destin héroïque de Tarzan : comme Romulus et Remus, fils de la louve, il est fils de la Nature primordiale exclusive. Il retourne après chaque exploit au sein maternel qu’est le monde sauvage. L’exposition se termine dans sa dernière section “Le fils de Mère Nature” sur le dernier spot de publicité Guerlain (L’homme-animal), des objets issus des collections du Musée du Quai Branly, et des figurines en plastiques du personnage, épinglées tels des spécimens de papillons.

Malgré un sujet intéressant, on a du mal à comprendre à qui s’adresse cette nouvelle exposition temporaire du Quai Branly. Trop philosophique pour les enfants, même si une tentative a intelligemment été effectuée de les intéresser grâce à des panneaux qui leur sont dédiés relatifs aux sens cachés de Tarzan, ses “super-pouvoirs”, elle laisse un peu le visiteur averti sur sa faim. Il faut dire que les pièces exposées ne brillent pas pour leur caractère rare ou impressionnant, mais ce n’est certes pas le but.


 

Malheureusement, nous ne pouvons vous montrer ici les meilleures pièces, dont les droits photographiques n’ont pas été cédés, d’où l’abondance de planches de BD dans cet article, mais certaines sculptures et figurines valent le détour. Toutefois, n’y allez pas en pensant vous en mettre plein les yeux. C’est surtout à une analyse du phénomène du héros de la jungle qui vous attend.

Reportage par Alexandre Rosa et Stéphane Hacquin.
Tous droits photographiques réservés. © Travel Pics.fr – Juin 2009


 
TARZAN TM and EDGAR RICE BURROUGHS TM owned by Edgar Rice Burroughs, Inc. and Used by Permission
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La 48ème édition du Salon International de l’Aéronautique et de l’Espace a débuté ce lundi à l’Aéroport du Bourget au nord de Paris. Cette année, cet évènement majeur autrement appelé “Paris Air Show” entame son second centenaire. Pour célébrer son 100ème Anniversaire, le Salon du Bourget a mis les bouchées doubles. Depuis plus de quatre mois, ce salon destiné aux professionnels comme au grand public qui se tient du 15 au 21 Juin 2009 affiche complet.


Historique

En 1908, des constructeurs et inventeurs de génie, tels Blériot, Breguet ou Voisin, décidèrent de donner un caractère industriel et commercial aux activités aéronautiques, considérées, jusque là, comme un sport. Ils fondèrent la Chambre Syndicale de l’Industrie Aéronautique. L’année suivante, ils créèrent le 1er Salon de la Locomotion Aérienne au Grand Palais de Paris qui, durant 44 ans, accueillit cette manifestation

Un siècle plus tard, après d’innombrables réussites technologiques et commerciales, s’ouvre une nouvelle page d’Histoire, celle de l’innovation permanente, du respect de l’environnement et du développement durable. Fidèle à sa réputation de vitrine mondiale de l’aéronautique et de l’espace, la 48ème édition du Salon accueille les vedettes aériennes des cinq continents. Il est l’occasion de la première présentation publique de nombreuses nouveautés mondiales.


Pour cette édition 2009, plus de 2000 exposants ont fait le déplacement, dont 60% d’étrangers en provenance de 48 pays. Parmi ces derniers, la part des PME atteint 70%. Un chiffre qui augmente chaque année.

Le Salon du Bourget est, depuis plus de cinquante ans, le plus grand salon aéronautique et spatial du monde. Depuis l’installation au Bourget, en 1953, la fréquentation n’a cessé de progresser. De par la volonté de ses organisateurs, le salon a toujours été international, donnant, ainsi, à chaque pays, à chaque constructeur, l’occasion de valoriser ses matériels face à ses concurrents. A tel point que des pays ont choisi Le Bourget pour exposer pour la première fois leurs matériels en Occident, comme cela a été le cas de l’URSS puis de la Chine.

Des stands, des avions, des démonstrations aériennes

En pratique, le Salon du Bourget se présente sous la forme de trois types de manifestations. Tout d’abord, les expositions couvertes réparties sur les 6 halls de l’Aéroport du Bourget regroupent les stands de la plupart des acteurs du domaine sur 55.000 m². Des rencontres professionnelles entre donneurs d’ordre et fournisseurs, sont l’occasion de générer nombre de rendez-vous d’affaire, dont le nombre s’était élevé à 6000 en 2007.



A l’extérieur, sur le tarmac de l’aéroport, mais aussi à l’intérieur de certains halls, des expositions statiques d’avions et de prototypes sont organisées. Ils étaient au nombre de 143 en 2007. Certains peuvent se visiter, sur invitation uniquement. D’autres ne sont que des maquettes grandeur nature.

Enfin, le Salon du Bourget est également l’occasion de nombreuses démonstrations en vol des appareils présentés. Le show aérien du Bourget attire les foules chaque année en raison de la diversité et de la rareté des appareils présents. Cette édition du centenaire ne déroge pas à cette règle puisqu’elle a été l’occasion de présenter pour le première fois au monde un drone en vol lors d’un salon. Ce dernier, le drone hélicoptère Camcopter de la société autrichienne Schiebel, était donc le premier appareil volant sans humain à son bord lors d’un salon.


Appareils anciens

Pour cette édition anniversaire, une trentaine d’appareils anciens, témoins des années passées, de 1909 à 1960, venus de France, d’Europe et des Etats-Unis, font revivre le passé
et l’histoire des Salons. Des débuts de l’aviation, avec le Blériot XI type traversée de la Manche, aux avions de la première et second guerre mondiale, jusqu’aux machines des années 1950 et 1960, la présentation en vol des appareils actuels fera le lien avec ceux du passé.

En passant des premiers vols hésitants des pionniers à l’Airbus A380 de 600 places et aux avions de combat les plus sophistiqués, l’objectif avoué des organisateurs de l’association GIFAS (Groupement des Industries Françaises Aéronautiques et Spatiales, dont le centenaire a également été célébré récemment, en octobre 2008) est de revivre en quelques heures les fantastiques progrès accomplis en une centaine d’années. Une vie d’Homme.


L’ouverture au grand public du weekend

Selon les derniers chiffres, pas moins de 200.000 visiteurs du grand public sont attendus les 20 et 21 Juin 2009, les deux seuls jours où le salon sera ouvert à tous. Pour l’occasion, la Patrouille de France effectuera une présentation en vol pour la première fois au Bourget depuis 1975.

Pour ce weekend d’ouverture publique, le salon sera organisé différemment par rapport aux photos que vous découvrez sur cette page, toutes réalisées à l’ouverture du salon ce lundi 15 Juin. Une signalétique spécifique, des parcours de visite, des écrans géants, des boutiques officielles de souvenirs, des animations et une tribune de 2700 places pour assister au show aérien seront mis en place.


Des chalets “sur invitation”

Les professionnels ne sont pas en reste, avec les cinq premiers jours d’ouverture du salon qui leur sont réservés. Une grande partie de l’espace du salon est d’ailleurs occupée par deux rangées de “chalets”, dont l’alignement s’étire le long des pistes de l’Aéroport du Bourget sur deux lignes. Ces structures temporaires de deux niveaux sont occupées par les salons lounges de nombreux fournisseurs du domaine aéronautique. Sur invitation uniquement, les collaborateurs des entreprises ayant loué le chalet peuvent y prendre une collation, nombre de ces chalets disposant de leur propre cuisine et d’un bar/restaurant avec terrasse au premier étage. L’idéal pour admirer le show aérien!

Ces chalets, bordés d’une file interminable de très grosses berlines de luxe, sont essentiels à ces entreprises pour y rencontrer leurs partenaires d’affaires en toute confidentialité. Les clichés ci-contre présentent celui d’EADS, propriétaire entre autres de la marque Airbus, où nous étions invités.


L’A380 – le plus gros avion de ligne du monde en vol

Comme en 2008, Airbus a fait le spectacle avec son avion star : le plus gros avion de ligne au monde, j’ai nommé l’A380. Qui n’a pas entendu parler de ce super jet, le premier qui accueille les passagers sur deux étages sur toute sa longueur. Mais ce n’est pas tant la taille et la capacité accrue de l’A380 qui l’ont propulsé au statut de star des médias, mais ses caractéristiques techniques ainsi que son design intérieur innovant.

Avec ses 525 sièges en configuration classique (contre 370 seulement pour le Boeing 747-400, le plus gros avion de ligne jusqu’alors), l’A380 brille surtout par sa consommation de kérosène réduite de 17% et son coût d’opération de 20% moindre par rapport à son concurrent américain. En outre, il a une autonomie supérieur, ce qui en fait une très bonne affaire pour les compagnies aériennes.

 

Malgré des débuts opérationnels difficiles en raison d’incompatibilités entre l’A380 et de nombreux aéroports qui affirmaient ne pas pouvoir l’accueillir à cause de sa taille, il est aujourd’hui considéré comme un avion de ligne normal. De l’histoire ancienne pour la profession, qui se concentre déjà sur de nouveaux projets aéronautiques, même si l’appareil n’a encore été livré qu’à peu de de compagnies, et n’est donc exploité que sur un nombre de lignes très limité.

C’est donc une chance que de pouvoir approcher la bête en personne, un appareil étant exposé sur la tarmac du Bourget. Il faut être encore plus chanceux pour faire partie des rares élus choisis pour visiter l’intérieur du Jet. Malheureusement, c’est un plaisir que nous n’avons pas été autorisés à partager avec nos lecteurs.


A première vue, l’A380 n’est pas si différent d’un autre avion quand on le voit de l’extérieur. Mis à part son “front” plus haut en raison de son deuxième étage courant sur toute sa longueur, il a la même forme qu’un avion classique. Une photo ne donnant qu’une idée partielle de l’échelle d’un appareil, il faut le voir en vrai pour se rendre compte de ses dimensions réelles. Imaginez-vous simplement que, vu de l’intérieur, le plafond est plus haut que dans un A320, et ce sur chaque étage, et que la cabine est à peu près deux fois plus large. Les ailes et la queue de l’avion sont dimensionnées en conséquence, ce qui a de quoi impressionner!

Pour autant, l’appareil n’en reste pas moins très maniable. La démonstration en vol qui nous a été faite avait de quoi bluffer. A quelques centaines de mètres du sol, l’A380 a effectué de nombreux virages très serrés à vitesse réduite, jouant sur la forme de ses ailes pour augmenter sa portance et effectuer des manœuvres très lentes toutes proches de nous. C’est bien simple : je pensais avoir besoin de mon téléobjectif pour prendre des photos, mais l’appareil était presque trop près pour que je puisse le faire entrer dans mon cadre!

Par ailleurs, quelques centaines de mètres ont été suffisants pour qu’il décolle, et ce malgré la pluie qui s’est abattue sur ce premier jour de salon (ce sont des gerbes d’eau que vous voyez expulsées derrière les réacteurs de l’appareil au décollage et à l’atterrissage). Quand on voit de telles figures réalisées par un A380, on s’imagine les prouesses techniques que peuvent effectuer des avions de ligne plus petits. De quoi se poser des questions face aux détours de dizaines de kilomètres que les avions de ligne font parfois autour des aéroports pour se placer correctement face aux pistes. Ici, l’A380 ne s’est éloigné que de 300 mètres avant de faire un demi-tour serré pour atterrir en douceur sous nos yeux…


L’Espace à l’honneur

Mais le Salon du Bourget, c’est aussi pour les acteurs de l’industrie aérospatiale. Outre les deux exemplaires de fusées Ariane exposées en extérieur, le salon accueillait cette année encore les pavillons de l’ESA, l’Agence Spatiale Européenne, et du CNES, le Centre National d’Etudes Spatiales. Le premier présente les maquettes à grande échelle d’Ariane 1 et celui des lanceurs d’Ariane 5 bien sûr, mais pas seulement. Le thème du pavillon est en effet '”l’Espace, un atout majeur pour permettre à l’Europe d’affronter les défis internationaux”.


Fernando Doblas, Chef du Département Communication de l’ESA, nous expliquait que “ces choix ont pour but de mettre en lumière les multiples rôles de l’espace : l’espace en tant qu’outil permettant à l’Europe de relever des défis que l’humanité affronter – l’espace en tant que secteur générateur de nouvelles technologies et contribuant à une société fondée sur la connaissance – l’espace pour l’emploi et la croissance de l’Europe.”

Au travers de multiples maquettes, animations, projections et simulations, les visiteurs du pavillon peuvent ainsi découvrir les projets présents et futurs de l’ESA. Du côté du CNES, sur le pavillon voisin, on présentant une maquette à l’échelle 1 du prochain rover qui roulera sur le sol de Mars à partir de 2011. Ce projet européen est un drone près de 10 fois plus gros que les rovers Spirit et Opportunity de la NASA. Son poids de près d’une tonne est justifié par la mini centrale nucléaire embarquée, qui assurera à ce rover une autonomie et des compétences beaucoup plus variées qu’auparavant, autorisant les scientifiques à embarquer à bord des instruments plus gourmands en énergie et à réaliser autant d’expériences impossibles jusqu’alors.


A l’intérieur, on présentait un prototype de télévision en 3D sans lunettes, ainsi qu’une table géante à écran tactile permettant de contrôler à partir d’un seul terminal graphique tous les appareils de la maison. Quel rapport avec l’espace, me direz-vous? Il s’agit tout simplement de l’avenir de la télévision qui, s’il devait passer par la 3D, nécessiterait un débit d’informations beaucoup plus supérieur que ce que n’importe quelle ligne ADSL peut procurer aujourd’hui. Seul le satellite pourrait accomplir une telle prouesse, et c’est pourquoi le CNES suit l’évolution des technologies de 3D sans lunettes à domicile avec attention.

L’US Army

Plusieurs appareils de l’US Army étaient également sur place. Gardés par des GIs américains basés en Caroline du Sud, ces derniers sont arrivés vendredi dernier en France pour être exposés au Bourget. Conçus par l’américain Boeing, qui ne souhaitait pas les présenter sur son stand, ces avions appartiennent actuellement à l’armée américaine. Celui que nous avons visité est utilisé pour le transport de fret (chars, camions, hélicoptères, containers…) et de soldats parachutistes. Il a sa propre cuisine et même deux lits derrière le cockpit, placé en hauteur, pour que les équipes réduites puissent se relayer aux commandes.



Chuck, le GI qui nous a accompagné à l’intérieur de l’avion de sa compagnie, nous a expliqué tous les secrets de son cargo, des rails au sol aux portes coulissantes vers l’intérieur pour permettre aux parachutistes de sauter en toute sécurité.

Les avions de chasse

Si je n’ai pu prendre place qu’à bord du cockpit d’un Eurofighter Typhoon, un incroyable avion de chasse bourré d’un condensé d’électronique, plusieurs autres chasseurs ont effectué des démonstrations dans le ciel du Bourget ce lundi. Deux Lockheed Martin F-22 Raptor (l’un en vol et l’autre au sol) étaient également sur place au milieu des avions, plus connus chez nous, du groupe Dassault.


Autres engins volants

Eurocopter, filiale d’EADS, présentait également certains de ses prototypes d’hélicoptère grand luxe, aux côtés d’autres stands plus spécialisés comme celui de Bombardier et ses jet privés. D’autres entreprises présentaient leurs petits avions de tourisme, leurs Canadair ou leurs hydravions. Au milieu de tout ceci, Boeing avait fait venir la version Cargo d’un de ses appareils appartenant à Air France.

Quant à l’ESA, elle présentait également un de ses Airbus Zero-G, qui permet à ses occupants de flotter en apesanteur pendant quelques dizaines de secondes, durée de la chute de l’avion tombant vers le sol pour cette manœuvre moins coûteuse que d’envoyer des chercheurs dans l’espace pour y réaliser leurs expériences.

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Pour voir toutes les photos de cette édition 2009 du Salon du Bourget (plus de 500 clichés), cliquez ici.

Reportage réalisé par Alexandre Rosa et Stéphane Hacquin
Toutes les photos de cet article sont exclusives au site TravelPics.fr et
© Alexandre Rosa – Stéphane Hacquin
Elles ne peuvent en aucun cas être réutilisées sur quelconque autre support sans autorisation.

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Vor Frue Kirke est la Cathédrale Notre-Dame de Copenhague. Ce n’est pas parce qu’elle porte un nom similaire à la cathédrale parisienne qu’elle y ressemble. A vrai dire, l’édifice religieux situé non loin des rues piétonnes marchandes du Strøget et de la place Nytorv, dans le quartier latin de la capitale danoise, a une allure plutôt austère.


Il est le troisième à se tenir sur ce site. Le premier, une petite église gothique du 12ème siècle, a brûlé dans un incendie en 1728. Le second a été détruit sous les bombardements britanniques en 1807, la tour de la cathédrale faisant une très bonne cible pour l’artillerie. Une histoire qui n’est pas sans rappeler celle de Christiansborg, le palais royal danois, lui aussi reconstruit trois fois.

La cathédrale qui se dresse aujourd’hui au cœur de Copenhague a été construite en 1820 et dessinée par Christian Frederik Hansen dans un style néoclassique. Son intérieur est une véritable galerie d’art, remplie de sculptures de Berthel Thorvaldsen, l’éminent sculpteur danois donc les œuvres, imitations de l’art antique, sont exposées en nombre à la Ny Carlsberg Glyptotek.

De chaque côté de l’allée principale de la nef se trouvent les statues en marbre italien des douze apôtres. Au centre de l’autel, un ange agenouillé est installé près d’une imposante figure du Christ, l’une des œuvres de l’artiste les plus connues. Thorvaldsen a également signé le relief représentant St Jean Baptiste visible sur la façade de Vor Frue Kirke, au-dessus de l’entrée principale.


Certains dimanches, il est possible de voir la Reine Margrethe II parmi la congrégation réunie pour la messe dominicale. Dans le passé, elle avait sa propre loge au sein de la cathédrale, mais les comportements royaux ont changé depuis. Elle ne veut plus instaurer tant de distance entre elle et ses sujets. Le monarque danois est donc assis sur les bancs comme tout un chacun.

D’une longueur de 83 mètres sur 33 mètres de large, le bâtiment peut accueillir jusqu’à 1100 fidèles dans ses galeries, toutes ouvertes. La tour culmine à 60 mètres de hauteur et abrite les quatre cloches de la Cathédrale. Parmi ces dernières, Stormklokken pèse pas moins de 4 tonnes et est la plus grosse cloche du Danemark. La plus petite cloche, en revanche, est aussi la plus vieille du pays puisqu’elle remonte à 1490.

Notez que l’ajout d’une tour à cette cathédrale a soulevé la controverse à l’époque. Le style néoclassique ne comprend en effet pas de tours, mais les citoyens de Copenhague ont vite fait pression pour en obtenir une, basée sur l’ancienne tour médiévale de l’église qui se dressait à cet endroit auparavant. Ils ont obtenu gain de cause, et heureusement.


En dépit du fait que Vor Frue Kirke n’ait été déclarée Cathédrale Nationale du Danemark en 1924 seulement, de nombreux évènements royaux s’y sont déroulés au fil des siècles. Mariages, couronnements : Vor Frue Kirke a eu son lot de têtes couronnées. Le 28 octobre 1449, Christian I était couronné en même temps qu’il épousait la reine Dorothée de Brandebourg.

En 1536, Christian III du Danemark était couronné à Vor Frue Kirke, avant Frederik II en 1559. Le 17 Août 1596, c’est Christian IV lui-même, le grand roi bâtisseur du Danemark, qui était couronné dans la cathédrale. Frederik III a quant à lui été couronné en 1648 au même endroit. Plus récemment Vor Frue Kirke a accueilli le mariage de Frederik, le Prince du Danemark actuel, avec Mary Elizabeth Donaldson, le 14 Mai 2004.

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Face à l’entrée des Jardins de Tivoli, l’un des plus vieux parcs d’attractions au monde situé en plein coeur de Copenhague, le regard du voyageur curieux est attiré par un bâtiment aux nuances roses et jaunes, à l’extrémité opposée d’Axeltorv (la “Place d’Axel”), de l’autre côté de la rue.

Sur son fronton, les lettres dorées épellent le nom “Palads”. Le “palais”, certes, mais de quoi? Un danois vous répondrait qu’il s’agit du palais du Bio, ce qui n’a rien à voir avec la nourriture. On ne se trouve pas en face d’un restaurant, mais bien face à un cinéma! Comme en français, “bio” vient du mot “biographe” qui signifie “image vivante”. La langue française y voit le récit d’une vie. Les scandinaves y voient de l’animation, et donc un film.

Situé en plein quartier historique, à côté de Hovedbanegard (la Gare Centrale) et de Rådhuspladsen, ce cinéma est le plus vieux de Copenhague. Mais le bâtiment actuel n’est pas le premier à avoir été construit à cet endroit. Inauguré le 17 Octobre 1912 avec 3000 sièges, le Cinéma Palace original était le plus grand cinéma d’Europe à son époque. Victime de son succès, il a dû fermer ses portes le 15 Avril 1916 pour être entièrement démoli en 1917 afin de permettre au Palads Bio d’aujourd’hui d’être construit.

Ce dernier ouvrit ses portes au public le 26 Janvier 1918, témoignant de l’efficacité des ouvriers de l’époque. Dessiné par les architectes A. Clemmensen et J. Nielsen, il avait alors une capacité de 1790 sièges ainsi qu’un restaurant et une salle de bal. Installé près d’un centre de divertissement qui venait d’ouvrir ses portes, il a récupéré son style architectural néo-classique, très populaire à l’époque.

L’établissement a toujours été très populaire auprès des danois. Modernisé en 1955 par l’architecte Holder Row qui fit installer le Cinémascope, il vit alors sa capacité réduite à 1519 places. En 1978, sous la direction de la chaîne Nordisk Film, le cinéma récupéra de l’espace dans les bâtiments adjacents, y compris son ancienne salle de bal, afin que soit créées 12 plus petites salles offrant autant de nouveaux écrans permettant de projeter plus de films à la fois.

La plus grande des salles actuelles n’est pas aussi grande qu’aux débuts du Palads puisqu’elle ne peut plus accueillir que 818 personnes assises. Elle a pourtant gardé sa division sur deux étages avec un orchestre et un balcon.

Un an plus tard, le cinéma s’est de nouveau agrandi pour devenir un complexe de 20 salles aujourd’hui, les dernières additions ayant été gagnées sur les vastes sous-sols du bâtiment. La plus petite des salles ne peut accueillir que 40 spectateurs, pour un total de 2181 sièges dans le complexe.

Par chance, l’entrée originale du Palads est en grande partie intacte et a survécu aux nombreux changements des dernières années. Le hall du cinéma est ainsi grandement décoré avec son haut plafond et ses multiples moulures. La façade est quant à elle devenue un monument à elle seule avec ses couleurs osées et son architecture grandiose du début du siècle, dont la tour n’est pas sans rappeler celle du Grand Rex à Paris dans une moindre mesure.

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Pour la 2ème fois, la SNCF s’est associée à Warner Bros. Pictures pour la gigantesque campagne promotionnelle du dernier opus de la saga Harry Potter au cinéma. Harry Potter et le Prince de sang mêlé sortira dans les salles obscures françaises le 15 juillet prochain, mais les bandes-annonces sont déjà diffusés en masse au cinéma et sur Internet. Dans les rues, les affiches se multiplient, mais la panoplie marketing ne serait pas tout à fait complète sans exposition itinérante.


C’est “Trains Expo”, une société spécialisée dans l’organisation d’évènements itinérants à bord de rames spécialement affrétées pour l’occasion, qui a eu l’idée de ce nouveau concept, déjà mis en place pour la sortie du film Harry Potter et l’Ordre du Phénix en 2007. Du 9 au 21 juin 2009, le Train Harry Potter visitera 11 villes françaises avec à son bord de nombreux costumes, accessoires et décors utilisés sur le tournage du film. Une tournée qui devrait ravir les fans et les curieux aux dates suivantes, tous les jours entre 9h et 19h :

  • 09 Juin : Paris Gare du Nord, voie 15
  • 10 Juin : Lille Flandres
  • 11 Juin : Reims
  • 12 Juin : Lyon Perrache
  • 13 Juin : Marseille
  • 14 Juin : Bordeaux
  • 15 Juin : Limoges
  • 16 Juin : Tours
  • 17 Juin : Rennes (10h30-20h)
  • 20 Juin : Nantes
  • 21 Juin : Strasbourg

Mise à jour : de nouvelles dates ont été ajoutées à la dernière minute.

  • 22 Juin : Nancy
  • 23 Juin : Paris Gare de l’Est
  • 24 Juin : Paris Gare d’Austerlitz
  • 25 Juin : Paris Montparnasse
  • 27 Juin : Paris St Lazare

A bord, on retrouve pas moins de 7 décors inédits du film, dispersés sur les trois voitures qui composent l’exposition sur une longueur de 150 mètres, dont le Chemin de Traverse, la boutique des Frères Weasley "Weasley, Farces pour sorciers facétieux", la salle de classe des potions, le bureau d’Horace Slughorn le jour de la fête de Noël, le bureau de Dumbledore et enfin la salle commune de Gryffondor...


Le studio de jeux vidéos Electronic Arts était également associé à cet évènement en tant que producteur du jeu officiel du film, dont les visiteurs peuvent tester la version Wii à bord du train avant même sa sortie.

Hier soir, lundi 8 juin 2009, le train version 2009 a été inauguré en fanfare à la Gare du Nord, voie 15, en présence de quelques acteurs du film. Après avoir effectué une séance de dédicaces express à la Fnac St Lazare, ce sont Tom Felton (Drago Malefoy), Bonnie Wright (Ginny Weasley), ainsi que James et Oliver Phelps (Fred et Georges Weasley) qui ont accueillis par les centaines de fans qui attendaient déjà devant le train.


Les hôtesses d'accueil portaient des robes de sorciers des deux maisons Gryffondor et Serpentard qui n'avaient rien à envier aux costumes fan-made portés ici et là par les aficionados de la saga.

Les animaux du film, les vrais, et leurs dresseurs étaient également sur place. On pouvait ainsi reconnaître Edwige, la chouette d'Harry, Crockdur le chien d'Hagrid, Pattenrond le chat d'Hermione et Miss Teigne, le chat de Rusard, gardien de Poudlard.

Quelque 5000 “moldus” (mortels sans pouvoirs magiques, selon l'œuvre de J.K. Rowling) sont attendus dans chaque ville étape du Train Harry Potter, à ne pas confondre avec le Poudlard Express, ce train qui amène les élèves sorciers à l’école éponyme. Train d'exception, le convoi sera piloté en relais par des conducteurs d'essai de la SNCF spécialement sélectionnés.

Un détail qui amusera les fans : la voix française de Dumbledore lui-même fait une annonce dans chaque gare-étape à intervalle régulier. Quand on a l’habitude d’entendre la fameuse voix féminine de la SNCF résonner dans les halls de gare toutes les deux minutes à tel point qu’on ne l’entend même plus tellement elle fait partie du bruit de fond, entendre la musique du film et une annonce du célèbre magicien a de quoi surprendre. En live, ça ressemble à peu à cette pub :

Visite complète en photos : (plus de clichés dans la galerie disponible ici)



Le Chemin de Traverse




Weasley, Farces pour sorciers facétieux



La salle de classe des potions



Le bureau d’Horace Slughorn le jour de Noël




Le bureau de Dumbledore



La salle commune de Gryffondor

Reportage réalisé par Alexandre Rosa

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Le documentaire consacré à l'environnement "HOME" du photographe Yann Arthus-Bertrand, diffusé vendredi à 20H35 sur France 2, a réuni 8,3 millions de téléspectateurs en moyenne, soit 33% de parts d'audience, a indiqué samedi France Télévisions.  Un score qui dépasse toutes les espérances de France 2. "Et sur un sujet difficile", souligne Patrice Duhamel. France 2 s'offre ainsi le luxe de battre TF1, non seulement en soirée, mais également sur la moyenne de la journée. Ce phénomène rarissime ne survient en général qu'une fois par an, au moment du Tour de France cycliste.

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Sur le Champ de Mars aussi les parisiens avaient répondu présent à l’appel du français écolo. Au pied de la Tour Eiffel, ils étaient plusieurs dizaines de milliers à s’être installées sur les pelouses faisant face à la grande dame, et ce depuis la fin de l’après-midi. Trois écrans géants de 27 mètres de largeur sur 15 mètres de hauteur faisaient face à l’Ecole Militaire pour diffuser les sublimes images de la planète prises d’hélicoptère par Yann-Arthus Bertrand, YAB pour les intimes.

En présence de Bertrand Delanoë, maire de Paris, Yann Arthus-Bertrand et Luc Besson, le producteur du film, la projection a commencé à 22 heures. on ne reviendra pas sur son contenu, largement décrit dans ce précédent article. Vous êtes désormais nombreux à avoir vu le film, et je vous engage d’ailleurs à me dire ce que vous en avez pensé en commentant cet article.

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Discours alarmiste sur l’état actuel de notre planète et son futur peu optimiste, le film parle à un moment de la surconsommation d’électricité par les sociétés occidentales. Au même moment, la Tour Eiffel s’est mise à scintiller de mille feux. On connaît l’énorme coût que ce scintillement coûte à la Ville de Paris chaque année en électricité et le faible rendement lumineux des lampes utilisées. Une belle dépense qui ne venait pas vraiment au bon moment.

Les militants de divers partis écolos s’étaient donnés rendez-vous autour du Champ de Mars pour profiter de l’occasion afin de distribuer quelques tracts de propagande à la foule qui n’allait pas manquer de sortir de la projection sous le choc. Avec les élections européennes le dimanche suivant la projection du vendredi, on pouvait s’y attendre. Certaines personnes paranoïaques accusent d’ailleurs Yann-Arthus Bertrand d’avoir effectué un sacré coup politique avec la sortie de son film ce jour là, mais on a compris que son but était tout autre.

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Pour HOME, les bénéfices se comptent en nombre de spectateurs ayant visionné le film, pas en euros. C’est pour cette raison que non seulement les quelques bénéfices tirés de recettes publicitaires seront entièrement reversés à diverses associations écolo, mais qu’en plus la diffusion est entièrement gratuite pour le spectateur. L’objectif : 100 millions de spectateurs au minimum dans les 181 pays où le film a été diffusé dès ce vendredi 5 juin 2009.

Dores et déjà, 81 chaînes de télévision ont diffusé ce film dans le monde, traduit dans toutes les langues. Ce soir, la version française de HOME a déjà été vue plus de 471.000 fois sur YouTube seulement. Un bon score.

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En plus de Paris, d’autres villes diffusaient le film sur écran géant en plein air. Il a ainsi été montré à Central Park (New York), Trafalgar Square (Londres) ou encore Kongens Nytorv (Copenhague).

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A Paris, les jeunes et moins jeunes formaient une véritable marée humaine sur le Champ de Mars, comme le montrent bien les photos. Certains avaient amené leur pique-nique, et de nombreux groupes ont pris leur repas sur place avant et pendant la diffusion. L’alcool coulait à flot parmi la grande majorité de jeunes qui s’étaient regroupés pour voir ce film au milieu de la foule, histoire de dire “j’y étais”. On peut pourtant se demander si le film les intéressait réellement quand on voit qu’une grande partie des restes des pique-niques est restée abandonnée sur l’herbe. Après la projection, les bouteilles d’alcool vides se sont retrouvées un peu partout dans les rues adjacentes au Champ de Mars. Le message n’est peut-être pas bien passé. Il sera dur de changer les mentalités.

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A Copenhague en revanche, la projection a eu lieu en plein milieu d’après-midi. La Foule n’était pas vraiment au rendez-vous, mais les affaires ont fleuri pour le propriétaire du petit kiosque de Kongens Nytorv. Ce dernier a eu la bonne idée d’installer des tables devant l’écran géant stationné juste devant l’Ambassade de France au Danemark. On comprend que les spectateurs aient été tentés de consommer vu le beau temps.

Comme à leur habitude, les danois étaient venus à vélo et n’ont eu aucun mal à les stationner non loin de la projection, ce qui aurait été impossible à Paris vu l’affluence record! Un beau contraste entre les deux pays, qui s’explique peut-être par le fait que la projection a eu lieu une après-midi de semaine.

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Reportage réalisé à Paris par Alexandre Rosa et Stéphane Hacquin
et à Copenhague par Rakel Edda Guðmundsdóttir

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homeQui ne connaît pas le français Yann-Arthus Bertrand, photographe émérite de la planète et auteur du best-seller mondial La terre vue du Ciel”, sorti en 1999.  Proposant plus de 200 photos prises dans 70 pays, ce livre sorti à l’aube du nouveau millénaire a fait le tour du monde tant ses clichés sont uniques. Les plus beaux endroits de la planète vus au travers de l’objectif de Yann-Arthus Bertrand ont séduit plus d’un million et demi d’acquéreurs sur les seules deux premières années de vente.

Fruit d'un patient travail d'enquête entamé en 1990, représentant 3000 heures de vol en hélicoptère et une centaine de pays visités, ces photographies terrevueducieldoivent leur puissance d'émotion et d'évocation à l’œil de Yann Arthus-Bertrand et à son souci de témoigner pour les générations futures.

Fort de son succès, le livre a connu une réédition en 2003 agrémentée de 16 nouveaux clichés et de textes entièrement réécrits et réactualisés par des scientifiques reconnus. En 2005, une troisième édition arrivait en librairies avec 90 nouvelles images. Depuis sa première parution, le livre s’était alors vendu à 3 millions d’exemplaires dans le monde en cinq ans.

En 2006, Yann-Arthus Bertrand allait encore plus loin dans sa quête de sensibilisation du grand  public aux dangers encourus par la planète et remontait dans son hélicoptère, cette fois équipé d’une caméra vidéo. Transformé en animateur pour l’occasion, il a ainsi produit une série de quatre documentaires de deux heures chacun consacrés aux grands enjeux de la planète pour France 2. Vu du Ciel” a pris le parti d'émerveiller le téléspectateur par des images exceptionnelles. Chaque film a été tourné en Haute Définition avant de dénoncer les coups portés contre la nature à la faveur d'enquêtes et de reportages réalisés par une équipe chevronnée partout dans le monde.

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Le premier épisode de Vu du Ciel, consacré à la Biodiversité, a été diffusé en France en octobre 2006 et a attiré plus de 5 millions de téléspectateurs. Le deuxième épisode, consacré à l'eau douce, a été diffusé en janvier 2007 et a attiré 4,5 millions de téléspectateurs. Les troisième et quatrième épisodes, respectivement consacrés à la mer et à la terre , ont été diffusés en avril et en juillet 2007.

C’est encore une nouvelle étape que Yann-Arthus Bertrand franchit ce vendredi 5 juin 2009. A l’occasion de la Journée Mondiale de l’Environnement. Son premier long-métrage, sobrement intitulé HOME, sortira en effet demain sur cinq continents simultanément et sur tous les supports, et cela entièrement gratuitement (voir bande-annonce française ci-dessus, ou en anglais en cliquant ici)!

A Travel Pics, on ne peut donc que soutenir cet incroyable projet qui rend hommage à la beauté de notre planète comme nous essayons de la faire au travers de nos articles, certes moins ambitieux.

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Où que vous soyez, et quel que soit le moyen de diffusion que vous utilisiez, il vous sera en tout cas possible de regarder ce nouveau film à partir du 5 Juin :

  • Gratuitement sur le Web, pendant dix jours sur YouTube
  • Dans 184 salles en France ainsi que dans plus de 50 pays
  • A la télévision sur France 2 ce vendredi à 20h35
  • En projection géante en plein air : à Paris, ce sera sur le Champ de Mars vendredi à 22h00 - et à Copenhague, il faudra vous rendre à Kongens Nytorv vendredi également, de 11h à 17h
  • En DVD à prix coûtant vendu à la FNAC
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Si l’édition DVD est bien payante, les places de cinéma pour assister au film devraient quant à elles bien rester gratuites. Quant aux bénéfices tirés des recettes publicitaires ou des copies DVD vendues, ils seront entièrement reversés à l'ONG de Yann Arthus-Bertrand, GoodPlanet.

Il aura fallu survoler plus de 60 pays et trois ans pour réaliser ce tournage, véritable aboutissement de 30 ans de travail et d’engagement pour la planète. Dans une logique toute écologique, la pollution générée par le tournage sera “compensée carbone”. Ceci n’enlève rien aux coûts du tournage, évalués entre 10 et 12 millions d’euros. Ceux-ci ont été pris en charges par François-Henri Pinault, le PDG de Pinault-Printemps-Redoute. La distribution du film est quant à elle assurée par Europa Corp, la société de Luc Besson, lui aussi associé au projet. Il ne manque d’ailleurs pas d’encourager le public à aller voir le public en salles gratuitement plutôt que de la pirater sur Internet.

Alors pourquoi tant d’argent dépensé pour une opération qui ne rapportera rien à ses investisseurs? Pas tout à fait rien… En participant au projet, les deux groupes se sont payés une belle image de marque et une publicité plus efficace qu’une campagne classique coûteuse. Quant à Yann-Arthus Bertrand, on ne doute pas de ses motivations. “Les solutions existent, nous avons tous le pouvoir de changer, alors qu'est-ce qu'on attend?”, martèle t-il lors de ses interviews.

En attendant, si vous résidez en France, n’hésitez pas à revenir ici même dès demain pour visionner ce film qui promet de nous faire tous vibrer par la beauté de ses images et de ses musiques. Sinon, rendez-vous sur France 2 dès 20 heures, puisque Laurent Delahousse recevra dans son JT le réalisateur Yann-Arthus Bertrand accompagné de Luc Besson et François-Henri Pinault pour parler de HOME. Puis, juste après la diffusion du film, à partir de 22h20, Yves Calvi animera un débat faisant intervenir de nombreux spécialistes autour du thème “Comment sauver la planète?”.

Quelques chiffres :

  • 20% des Hommes consomment plus de 80% des ressources de la planète
  • Les dépenses militaires mondiales sont 12 fois plus élevées que l’aide au développement.
  • 5000 personnes par jour meurent à cause de l’eau insalubre. Un milliards d’Hommes n’ont pas accès à l’eau potable.
  • Un milliard de personnes ont fait.
  • Plus de 50% des céréales commercialisées dans le monde sont destinées à l’élevage et aux agro-carburants.
  • 40% des terres cultivables sont dégradées.
    Chaque année, 13 millions d’hectares de forêts disparaissent.
  • 1 mammifère sur 4, 1 oiseau sur 8 et 1 amphibien sur 3 sont menacés d’extinction.
  • Les espèces d’éteignent à un rythme 1000 fois supérieur au rythme naturel.
    Les trois quarts des ressources de pêchées sont épuisées, en déclin ou à la limite de l’être.
  • La température moyenne des 15 dernières années a été la plus élevée jamais enregistrée.
  • La banquise a perdu 40% de son épaisseur en 40 ans.
  • Il pourrait y avoir 200 millions de réfugiés climatiques avant 2050.
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Il sera bien sûr très difficile de critiquer HOME en tant qu’œuvre cinématographique. Je vous invite cependant à revenir sur cette page quand vous aurez vu le film pour donner votre avis. Pour l’instant, seuls les militants anti-nucléaire ont émis quelques réserves face à l’absence du thème du nucléaire dans le film.

On peut tout de même dire que dans la droite ligne du film d’Al Gore “Une vérité qui dérange”, HOME est évidemment un film militant qui, d’emblée, s’assigne pour mission de faire bouger les mentalités, de nous faire prendre conscience des mouvements
tectoniques à l’œuvre, de nous inciter à nous engager pour agir. S’il est vrai qu’aujourd’hui un mouvement de prise de conscience des problèmes écologiques s’empare progressivement de
nos sociétés, les actions pour y faire face sont encore beaucoup trop lentes et trop
timides, constat qui constitue en quelque sorte le credo du film : “il est trop tard pour être pessimiste”.

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Mais HOME n’est pas qu’un documentaire engagé. C’est un magnifique objet cinématographique. Chaque plan est à couper le souffle et nous montre la Terre, notre Terre, comme jamais nous ne l’avons vue. Chaque image semble nous dire : “regardez comme la Terre est belle, regardez ce que nous sommes en train de détruire, mais surtout regardez
toutes ces merveilles qu’il nous reste encore à préserver”
.

Vu du ciel, on a besoin de moins d’explications”, explique Denis Carot, le producteur. C’est exactement cela. La perception que l’on a est plus immédiate, intuitive, émotionnelle. En cela,
HOME se distingue de tous les autres films sur l’environnement – tous cependant aussi nécessaires les uns que les autres dans cette période cruciale pour l’humanité. HOME va toucher directement la sensibilité de chacun d’entre nous : faire prendre conscience, d’abord par l’émotion, pour changer notre regard sur le monde…

C’est aussi probablement ce “moins d’explications” qui permet au film de tenir son ambition d’origine, à savoir embrasser en à peine 2 heures les grandes questions écologiques auxquelles nous sommes confrontés, et montrer comment tout interagit sur notre planète. Autant dire que ce pari n’était pas gagné d’avance, car le tournage s’est fait sans scénario…

Donnez-moi un point d’appui et je soulèverai le monde”, disait Archimède. On ne souhaite qu’une chose aujourd’hui : que HOME puisse servir de point d’appui à des millions d’individus, sur tous les continents...

Toutes les photos de cette page sont issues du film “Home” de Yann-Arthus Bertrand

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Le Statens Museum for Kunst est la Galerie Nationale Danoise. Située dans la capitale du pays, Copenhague, elle abrite une superbe collection d’art européen. L’art du 12ème siècle y trouve une place importante dans une galerie dédiée. Les Grands Maîtres européens tels que Mantegna, Titian, Tintoretto, Breugel, Rubens, Frans Hals et Rembrandt également. La collection d’art moderne du musée comporte quant à elles des œuvres célèbres comme celles de Picasso, Braque, Leger, Matisse, Modigliani ou Emil Nolde.


Enfin, les peintres danois sont largement représentés dans ce qui est après tout leur galerie nationale. C.W. Eckersberg, Oluf Høst, Edward Weihe, Olaf Rude et Haral Giersing ainsi que le sculpteur Carl Bonnesen y ont tous certaines de leurs œuvres.

Construit entre 1889 et 1896, le bâtiment principal du musée a été conçu par Vilhelm Dahlerup, l’architecte de la Glyptothèque et des Brasseries Carlsberg, dans un style de renaissance italienne historique. Conçu pour l’exposition de toiles sur deux niveaux, le bâtiment apparaît assez austère vu de l’extérieur.

Les caves du musée débordant, une extension moderne a été réalisée par les architectes Mads Møller et Anna Maria Indrio en 1998. Ce nouveau bâtiment, tout en longueur, a été placé parallèlement au nord de l’original, face au parc et au petit lac au milieu duquel se trouve maintenant le complexe. D’un style entièrement blanc, cette extension laisse une place importante au vide dans ses salles. Une salle d’exposition temporaire et des gradins face à une verrière donnant sur le lac en cas de conférence ou de spectacles prennent beaucoup de place et sont rarement utilisés. L’objectif de créer plus d’espace pour exposer plus facilement les 8000 toiles et sculptures qu’abrite le musée n’est donc que partiellement rempli.

Le nouveau bâtiment, conçu dans un style très neutre, blanc et lisse, est connecté à l’ancien par une galerie couverte, “l’allée des sculptures”. Cette “rue” court sur toute la longueur du musée et est traversée par deux passerelles qui permettent de rejoindre une aile ou l’autre au deuxième niveau.


Une des principales responsabilités du Statens Museum for Kunst est de conserver l’art et l’héritage culturel du Danemark pour les générations futures. C’est aussi pour cette raison que les collections de cette Galerie Nationales sont si immenses et que tout ne peut pas être exposé. Ainsi, les tableaux d’un même peintre ne sont presque jamais exposées en même temps, mais font l’objet d’un réaccrochage régulier sur la base d’une rotation des tableaux.

De manière générale, le choix des tableaux accrochés dans les diverses salles du musée n’ont rien à voir avec la chronologie. Le principe du conservateur a été de donner à voir l’histoire de la peinture dans ses correspondances à travers les âges et les formes. C’est ainsi que l’on retrouve deux Modigliani accrochés tout près d’une gouache de Matisse sur papier. Le peintre français est sans doute celui qui a influencé le plus d’artistes Scandinaves. Le musée possède d’ailleurs beaucoup de ses œuvres, dont un Autoportrait de 1908 et un portrait de Madame Matisse dit La Raie Verte (1905).



 

L’Âge d’Or” danois est bien sûr grandement représenté dans les salles du Statens Museum for Kunst. On y retrouve les toiles représentant le Château de Frederiksborg par Christian Købke, ainsi que les peintures de tous ces peintres danois qui se trouvaient à Rome en 1837. De nombreux paysages méditerranéens se retrouvent dans les tableaux danois de cette époque pour cette raison.

Pour attirer plus de monde, le musée a récemment ouvert une galerie spécialement dédiée aux enfants, équipée d’un atelier devant les sensibiliser au monde de l’Art. Il dispose également d’une vaste librairie et d’un beau café.

Plus de photos du Statens Museum for Kunst sont disponibles dans cette galerie.

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Det Kongelige Teater, alias The Royal Danish Theatre, est à la fois une organisation d’arts scéniques et un théâtre situé sur Kongens Nytorv, l’une des places les plus huppées de Copenhague. Depuis 1748, ce qui était alors le théâtre du Roi se tient ainsi près de Nyhavn et juste en face du Magasin du Nord. C’est aujourd’hui le théâtre national du Danemark.


Placée sous le contrôle du ministère danois de la culture, l’organisation du Théâtre Royal du Danemark a pour objectif d’assurer la mise en scène de performances qui rendent justice aux différentes scènes qu’elle contrôle. Parmi celles-ci, on trouve la Vieille Scène (Gamle Scene, celle qui nous intéresse dans cet article), l’Opéra de Copenhague (la plus récente), ainsi que deux autres plus petits théâtre appelés Stærekassen et Turbinehallerne.

La Vieille Scène de Kongens Nytorv joue des opéras, les ballets du Ballet Royal Danois, les concerts de musique classique de l’Orchestre Royal du Danemark (dont la création remonte à 1448) ainsi que de nombreux drames.


Le bâtiment actuel date de 1872 et a été conçu par Vilhelm Dahlerup, l’architecte de la Glyptothèque et des vieilles brasseries Carlsberg. Construit dans un style néo-classique, il est affublé des statues de deux célèbres danois ayant grandement contribué au développement des arts théâtraux dans leur pays. L’un d’eux est Ludwig Holberg, souvent considéré comme le père du théâtre danois. Le second n’est autre que le poète Adam Oehlenschlåger. Entre 1800 et 1850, ses tragédies ont ému une grande majorité de danois, à tel point que cette époque est désormais connue comme l’Âge d’Or des arts dans le pays.

A cette époque, le Théâtre Royal du Danemark était le centre de la culture mondiale… tout du moins aux yeux des danois! Les grands classiques de l’époque tendaient à traiter d’une action contemporaine et la mode était au romantisme nationaliste et aux idylles des classes moyennes. Des comédies internationales traduites de leur original allemand ou français étaient également très demandées par le public d’alors.

Aujourd’hui, la Scène Nationale Danoise a pour obligation légale de produire à la fois des nouveautés danoises et de grands classiques internationaux. Pour cette raison, le travail du Théâtre Royal du Danemark reflètent toujours un équilibre fragile entre tradition et innovation. Cet équilibre entre vieux et neuf se retrouve dans l’histoire du répertoire de ce théâtre au fil des ans, les classiques ayant souvent servi de tremplin au renouveau théâtral dans le pays.

Loin des comédies musicales de Broadway, adaptées en danois par Det Ny Teater, à l’autre bout de la ville (on avait parlé de Chicago, mais La Belle et la Bête de Disney s’est aussi produit sur ses planches, et c’est bientôt Mary Poppins en personne qui atterrira sur sa scène! Quels chanceux ces danois!), le Théâtre Royal cherche donc plus à innover artistiquement plutôt qu’à plaire à un public à la recherche de grosses productions. Il est vrai que l’endroit s’y prête…


Entre le bâtiment du théâtre de la Vieille Scène et l’immeuble adjacent (qui abrite la billetterie officielle et les bureaux du management) se trouve un passage sous lequel une arche permet aux piétons de rejoindre la rue se prolongeant le long du théâtre. Sous cette arche, une superbe fresque circulaire décore le plafond en rappelant les étapes les plus importantes de l’histoire de l’art danois.

On y retrouve bien entendu une représentation du célébrissime conteur Hans Christian Andersen (ci-dessus au centre).

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Si d’aventure vous décidez d’aller un jour visiter Copenhague, vous passerez très certainement par l’aéroport de la ville, le plus grand de Scandinavie. Situé à seulement 12 kilomètres du centre-ville, l’aéroport de Copenhague (CPH, auparavant appelé Kastrup Airport) occupe une très grosse partie de l’île d’Amager au sud de la ville, non loin du petit village de pêcheurs de Dragør.

Moderne, l’aéroport peut accueillir jusqu’à 108 avions en même temps, ce qui n’est pas de trop pour faire transiter les 60.000 passagers quotidiens qui l’utilisent. En 2008, 21,5 millions de personnes sont passées par CPH, ce qui en fait l’aéroport le plus chargé des pays nordiques et le 17ème en Europe.

L’aéroport de Copenhague est la plate-forme principale de la compagnie aérienne SAS (Scandinavian Airlines), copropriété de plusieurs états scandinaves. Il emploie 1700 personnes, à Copenhague comme à Malmö. La ville suédoise est en effet à quelques minutes de l’aéroport danois, par-delà le détroit de l’Øresund, grâce au pont éponyme qui relie les deux rives à quelques centaines de mètres de l’aéroport seulement.

Les trois terminaux de l’aéroport CPH sont tout confort et disposent de nombreuses boutiques parmi lesquelles on trouve certaines des meilleures du pays. CPH abrite entre autres les seuls cafés Starbucks du Danemark, ainsi qu’un Burger King, chaîne de fast-food disparue en France. En outre, sa galerie commerciale, accessible uniquement aux voyageurs, dispose de certaines des plus grandes et mieux fournies boutiques de luxe du pays.

Du fait de la relative proximité de l’aéroport par rapport au centre-ville, ce dernier est plutôt très bien connecté au réseau de transports en commun. Les voyageurs n’ont en effet que l’embarras du choix quand il s’agit de voyager de ou depuis l’aéroport de Copenhague. Des trains de banlieue, équivalent danois des Transiliens, font en effet le trajet entre l’aéroport et d’autres gares du centre-ville. D’autres trains, ceux qui traversent l’Øresund en provenance de Malmö, s’arrêtent eux aussi à l’aéroport avant de rejoindre la gare centre de Copenhague et même d’autres villes parfois ensuite.

L’autre possibilité est d’emprunter la nouvelle ligne de métro toute automatique, prolongée jusqu’à CPH en 2007. Longeant le littoral, le métro emprunte un autre chemin que le train et s’arrête plus souvent, mais n’est pas plus long : 13 minutes à peine pour rallier Christianshavn ou Kongens Nytorv.

Depuis 2001, un hôtel Hilton 5 étoiles de 382 lits a ouvert près du Terminal 3. Une nouvelle tour de contrôle a également été construite en 2008 dans le cadre d’un projet de rénovation du système de contrôle aérien international. Un projet de construction de terminal low-cost est également sur les rails. Il devrait être achevé en 2010, affirmant un peu plus la place de CPH comme place forte du trafic aérien en Europe.

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A l’entrée du Kastellet, sur le chemin de la célèbre Petite Sirène de Copenhague, se trouve la plus grande fontaine de la capitale danoise. Construite en 1908 par Anders  Bungaard, cette majestueuse Fontaine de Gefion (Gefion Springvandet) a pour principal personnage la déesse scandinave éponyme.

Selon la légende, cette figure mythologique aurait créé l’île danoise de Zélande, celle-là même où se trouve aujourd’hui Copenhague, face à la Suède dont elle est séparée par le détroit de Sund.

L’histoire veut que le roi Gylfe de Suède ait promis à la déesse de lui offrir autant de terres qu’elle pourrait en labourer en une nuit. Le prenant au mot, elle transforma ses quatre fils en bœufs, les harnacha à une charrue et effectua la tâche herculéenne dans le temps imparti, avant le lever du soleil. Ayant labouré une surface suffisante de la Suède à son goût, elle la souleva et la jeta au milieu de l’océan, faisant ainsi naître l’île de Zélande.

Les spécialistes affirment même que le trou ainsi créé sur le territoire suédois serait devenu le lac Vänern, dont la forme ressemble vaguement à la Zélande danoise. De quoi entretenir le mythe.

La fontaine a été offerte à la ville de Copenhague par la Fondation Carlsberg, décidément généreuse donatrice. Elle devait être installée sur la place de l’Hôtel de Ville, Rådhuspladsen, avant qu’il ne soit décidé que sa place serait plus appropriée en face du port et de la Suède toute proche.

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A cinq kilomètres de Slagelse, tout à l’ouest de l’île danoise de la Zélande, se trouvent les restes de la forteresse viking la mieux préservée du pays. Fondée en 980 par Harald à la dent bleue, Trelleborg était habitée par 1000 guerriers à son apogée.